Refonte des services en santé mentale: 31 ressources résidentielles en péril

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(Victoriaville) Les responsables de 31 des 58 ressources résidentielles en santé mentale de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont reçu une bien mauvaise surprise au cours de la journée de lundi. Le CIUSSS-MCQ leur a envoyé un avis de non-renouvellement, laissant présager qu'ils ne pourront plus offrir le même service à compter de 2017.

Cette décision a évidemment fait sursauter le Regroupement des ressources résidentielles adultes du Québec (RESSAQ). Son président, Pierre Hébert, s'est dit inquiet tant pour les propriétaires de ressources que pour leurs usagers.

« C'est une bien triste journée non seulement pour les responsables de ressources résidentielles, mais également pour la clientèle qui y est hébergée. (...) Nous espérons fortement un revirement de situation afin de protéger l'intégrité et la sécurité des usagers », clame M. Hébert.

« Nous espérons qu'il ne s'agit pas ici d'un effet domino et d'un retour à une époque très sombre de notre histoire : la réinstitutionnalisation. »

Le directeur adjoint à l'hébergement et aux services spécialisés en santé mentale et en dépendance du CSSS-MCQ, André Sauvé, maintient que les avis de non-renouvellement émis constituent la seule voie légale possible afin de remodeler l'offre de service aux personnes atteintes de problèmes de santé mentale.

Après analyse, on s'est aperçu que les services offerts ne concordaient pas avec les besoins des usagers et que les ressources résidentielles se retrouvaient en trop grand nombre par rapport à la clientèle desservie. « Plusieurs personnes n'obtiennent pas le service qu'elles devraient avoir. Dans certains secteurs, de 30 à 40 % de la clientèle des ressources résidentielles pourrait avoir accès à des appartements supervisés ou à des résidences pour aînés offrant un encadrement », suggère-t-il.

Il ajoute que la situation de la santé mentale tend à changer au Centre-du-Québec et que plusieurs jeunes adultes se retrouvent avec une problématique complexe et nulle part où aller. « Il faudra développer de nouvelles ressources, des ressources qui n'existent pas en ce moment. Il faudra aussi amener des services dans des secteurs qui n'y ont pas accès. C'est une transformation que nous voulons mener au cours des trois prochaines années », précise-t-il.

André Sauvé affirme que ce changement de cap se fera non pas au détriment des propriétaires des ressources, mais en leur compagnie.

« Il n'est pas question de les fermer et vous pouvez être certain qu'aucun usager ne se retrouvera dans la rue. Nous voulons travailler conjointement avec ces partenaires afin de développer de nouveaux services et de trouver de nouvelles solutions. »

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