Rayes veut être le député des saines habitudes de vie

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Le député fédéral de Richmond-Arthabaska, Alain Rayes, a complété un deuxième Ironman en fin de semaine à Mont-Tremblant.

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Yanick Poisson
La Tribune

(Victoriaville) Malgré son emploi du temps chargé, le député fédéral de Richmond-Arthabaska, Alain Rayes, ne manque pas une occasion pour courir, nager et pédaler. Il se rend au travail à pied et vient de compléter un deuxième Ironman, ce week-end à Mont-Tremblant.

Tous ces efforts, le Victoriavillois les fait d'abord pour lui, ils lui permettent de conserver un équilibre dans sa vie personnelle et dans sa vie de couple, sa conjointe, Catherine Lacoste, l'accompagne dans l'aventure. Il aimerait toutefois profiter de son rôle public afin de montrer l'exemple et de convaincre la population à adopter un rythme de vie actif.

« J'essaie d'influencer les gens à adopter de saines habitudes de vie. Je veux être le député des saines habitudes de vie. Pour ma part, j'ai été influencé par Pierre Lavoie, par des amis et par ma femme. Je crois que ça fait partie de mon rôle en politique de montrer l'exemple et de donner au suivant », dit-il.

M. Rayes tiendra en septembre son deuxième « Viens faire ton tour » à la mi-septembre. Au cours de cet événement, il invite tout le monde à venir marcher et courir pour la bonne cause. Au-delà de l'effort physique, il entend prendre position afin d'améliorer la santé globale des Canadiens. Il s'est notamment inscrit contre la légalisation de la marijuana, une « incohérence » selon lui.

Un pays productif, créatif et moins malade

Selon le député conservateur, le simple fait que la population soit plus active, et que les sportifs deviennent la norme plutôt que l'exception, viendrait à bout de bien des maux. Au-delà de l'amélioration de la santé globale, qui ferait fondre la facture associée aux soins de santé, il croit en une augmentation marquée de la productivité en entreprise, ainsi qu'à une meilleure attitude générale.

« Je note que lorsque je me retrouve avec des gens qui prennent soin de leur santé et qui sont bien dans leur peau, le discours est plus positif, plus constructif. Ces gens sont créatifs et davantage en mode solution. Ce ne sont pas des gens qui sont aussi critiques envers la politique », suggère-t-il.

Il affirme que les gens qui bougent mangent mieux et en moins grande quantité et qu'ils sont moins portés vers la consommation d'alcool. Alain Rayes va jusqu'à suggérer la création d'un ministère des saines habitudes de vie afin de réfléchir et de poser des actions concrètes afin de favoriser l'accès à l'activité physique.

« C'est un enjeu suffisamment important pour qu'on prenne le temps d'y penser. Ça ne signifie pas tout chambarder, mais se donner les moyens d'avoir une réflexion à plus long terme et de favoriser le transport alternatif par exemple. Je verrais un lien étroit avec la santé et l'éducation notamment pour le choix des infrastructures à financer », continue-t-il.

Un horaire chargé

S'il est passionné par son aventure à la Chambre des communes, M. Rayes ne cache pas que son passage de maire à député a rendu les choses un peu plus difficiles pour ce qui est de l'entraînement.

Il se lève à 5 h 30 chaque matin pour aller courir et il marche les 2,5 kilomètres qui séparent son domicile d'Ottawa du parlement. À ses présences en Chambre et ses multiples représentations s'ajoutent une dizaine d'heures de déplacement entre les Bois-Francs et la capitale sur une base hebdomadaire. Tout ceci sans compter qu'il est père de trois enfants et qu'il ne compte plus les implications sociales et communautaires.

Aux gens qui choisissent la sédentarité par manque de temps, Alain Rayes leur conseille de faire des saines habitudes de vie leur priorité et surtout de persévérer.

« J'y prends plaisir maintenant, mais ça n'a pas toujours été le cas. Ça m'a pris au moins de deux ans avant d'avoir du fun à m'entraîner. Il faut être persévérant, mais ça devient un besoin, une drogue, je ne m'en passerais plus », confie-t-il.

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