L'état précaire du lac Magog doit être pris en compte

L'Association pour la préservation du lac Magog s'inquiète... (Spectre Média, André Vuillemin)

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L'Association pour la préservation du lac Magog s'inquiète vivement de l'impact qu'un camping pour véhicules récréatifs au Club de golf Venise pourrait avoir sur la santé du plan d'eau situé en contrebas.

Spectre Média, André Vuillemin

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(Sherbrooke) L'Association pour la préservation du lac Magog s'inquiète vivement de l'impact qu'un camping pour véhicules récréatifs au Club de golf Venise pourrait avoir sur la santé du plan d'eau situé en contrebas.

Dans une lettre envoyée la semaine dernière à la mairesse de Magog Vicki May Hamm, ainsi qu'à plusieurs élus dont le ministre de l'Environnement David Heurtel, le conseil d'administration de l'APLMagog réclame que le projet, « dont les retombées économiques à court terme sont sans doute attirantes », soit également « évalué à plus long terme en fonction notamment du traitement des eaux usées et de son impact sur la qualité des eaux du lac Magog ».

« Nous avons beaucoup d'inquiétudes parce que nous avons peu d'information sur le projet, précise à La Tribune la présidente de l'APLMagog Joanne Sarrasin. Et ce que nous savons, c'est par les médias que nous l'avons appris et même pas par la Ville de Magog. »

Dans la missive, l'APLMagog rappelle qu'au terme des études du Réseau de surveillance volontaire des lacs, le ministère de l'Environnement a conclu que « l'état trophique du lac Magog se situe vraisemblablement dans la zone de transition oligomésotrophe et l'adoption de mesures pour limiter les apports de matières nutritives issues des activités humaines s'impose. Cela permettrait de préserver l'état du lac Magog et ses usages ».

Dans cet esprit, l'association soulève plusieurs questions techniques sur le système de traitement des eaux usées retenu dans le projet de camping de luxe, pour s'assurer qu'il tiendra compte du fait que « la santé du lac Magog est déjà précaire ».

« Ce n'est pas parce que c'est un système autonome que ça ne se déverse pas dans le lac Magog », justifie Mme Sarrasin. « Quant aux normes, est-ce que'elles sont assez sévères? »

L'APLMagog est aussi préoccupée par l'augmentation importante du nombre et de la taille des embarcations motorisées sur le lac et demande des garanties que les trois terrains de camping actuels sur le lac Magog ne se transformeront pas « officiellement ou officieusement » en marinas.

En n'étant pas propriétaire d'un terrain dans les zones touchées par la requête en modification de zonage, l'APLMagog n'avait pas voix au chapitre lundi lors de la tenue de registre et n'aurait pas droit de vote dans un éventuel référendum.

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