Le promoteur sera invité à revoir son projet

Le promoteur André Laplante n'a pas l'intention d'abandonner... (Spectre Média, André Vuillemin)

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Le promoteur André Laplante n'a pas l'intention d'abandonner son projet de camping pour véhicules récréatifs au Club de golf Venise à Magog. « Je suis ouvert à toutes négociations pour le réaliser, en autant que ça reste viable », dit-il.

Spectre Média, André Vuillemin

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(Sherbrooke) Il est peu probable que la Ville de Magog organise un référendum pour le projet de camping de luxe au Club de golf Venise. Ce sera au conseil municipal d'en décider, mais la mairesse Vicki May Hamm préconise que le promoteur retravaille son projet pour en éliminer les irritants avant de retourner devant les citoyens du secteur.

Rappelons que lundi, 136 citoyens ont signé le registre pour demander un référendum sur le changement de zonage nécessaire à la concrétisation du projet. C'est plus du double des 64 signatures requises, alors que 534 personnes avaient droit de s'exprimer.

« C'est beaucoup, commente la mairesse Hamm. C'est quelque chose de déplacer autant de gens pour un registre et c'est un signe qu'ils ne veulent pas du projet dans sa forme actuelle. Pour moi, c'est clair. »

Il faut dire que Magog n'est pas très portée sur les référendums. De mémoire de mairesse, le dernier concernait la conversion de l'église Sainte-Marguerite-Marie en bibliothèque municipale, en 2008, et s'adressait à toute la population.

Cette fois, comme il s'agit d'une modification de zonage, seuls les 534 propriétaires dans les trois zones touchées auraient droit de vote à un éventuel référendum.

Le conseil va en discuter lundi, précise Mme Hamm, et s'il écarte l'option du scrutin référendaire, le promoteur sera invité à retravailler son projet.

« Je pense qu'il y a moyen de faire un projet plus petit, mais est-ce que le modèle d'affaires sera viable? Ce sera à lui de voir », ajoute Mme Hamm.

Déçu de la tournure des événements, le promoteur André Laplante assure qu'il a déjà fait plusieurs modifications à son projet pour répondre aux exigences de la Ville, mais se dit néanmoins prêt à discuter. « Pour le moment, il n'est pas question d'abandonner le projet, confie-t-il à La Tribune. Je suis ouvert à toutes négociations pour le réaliser, en autant que ça reste viable. »

L'homme d'affaires, promoteur immobilier à Québec, est associé à un urbaniste à la retraite dans ce projet de 20 millions $. Les deux sont de grands amateurs de véhicules récréatifs. M. Laplante prétend avoir eu d'autres offres de terrains de golf au Québec pour aménager son complexe de VR, mais il a jeté son dévolu sur le golf Venise à cause de la beauté du site et de la proximité du centre-ville de Magog.

Il en veut un peu aux opposants à son projet qui ont fait de la désinformation, dit-il, pour faire sortir le vote.

Il répète que le système de traitement des eaux usées de 1,5 million $ répondra aux normes les plus strictes du ministère de l'Environnement et qu'il n'a jamais été dans ses intentions d'aménager une marina sur le lac Magog.

Son projet est sérieux, ajoute-t-il, et il amènera une belle population à Magog, qui pourrait être intéressée à y acquérir une propriété par la suite.

« On veut vendre ! »

Au Club de golf Venise, le directeur général et fils du propriétaire, Mario Brouillard, a pris acte de l'opposition des citoyens lundi soir.

« Ce qui est dommage, analyse-t-il lui aussi, c'est que les gens ont voté sur des fausses informations. Maintenant est-ce que les promoteurs vont vouloir faire des séances d'informations et voir les irritants? C'est entre leurs mains et on ne veut pas s'ingérer dans leur projet. Nous on nous a présenté cette opportunité-là qu'on a trouvée intéressante, mais même si ça passait en référendum, ce n'est pas gagné, car ça doit aussi aller devant la Commission de protection du territoire agricole. »

Le Club de golf, rappelle par ailleurs M. Brouillard, est en vente depuis un an. Il y aura du golf en 2017, compte tenu des délais dans le dossier, mais si le projet de camping de luxe ne se concrétise pas, il y a d'autres offres sur la table, prévient-il. « Nous, on veut vendre! »

Vicki May Hamm partage la même opinion sur le potentiel du site et met en garde le voisinage que n'importe quel acheteur voudra diversifier l'offre de service pour rentabiliser son acquisition. « C'est évident qu'il va se passer quelque chose là. »

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