La démolition inévitable au désarroi de son propriétaire

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Jacques Roy s'appuie sur sa propriété à quelques heures de sa démolition.

La Tribune, Yvan Provencher

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(Asbestos) Le propriétaire d'une maison mobile verra probablement sa propriété de la rue Gosselin à Asbestos détruite aujourd'hui même, à son grand désarroi. Il a déposé au tribunal une demande de rétractation de jugement, mais de toute évidence, sa demande ne pourra être traitée avant que ne survienne la démolition pour un non-respect des délais requis.

Jacques Roy affirme qu'il avait trois acheteurs potentiels, qui se sont désistés un à un. Il a voulu par la suite effectuer des travaux de rénovation, mais des permis lui ont été refusés par la municipalité à deux reprises pour une question de droits acquis. « Je n'ai jamais reçu les avis relatifs à mon bâtiment que la municipalité prétend m'avoir expédié, je n'ai reçu que des avis relatifs à la propreté du terrain laissé en un état négligé par une locataire ».

Toujours selon ses dires, le juge aurait refusé de recevoir un document qui présentait le montant offert par un acheteur pour sa propriété, retenant seulement le chiffre mentionné, document allant à l'encontre de l'évaluation municipale qui avait été revue fortement à la baisse. « Comme la Ville ne m'a accordé ni les délais souhaités ni les permis pour rénover ma propriété en plus de refuser de retarder l'exécution du jugement le temps d'obtenir potentiellement une révision du jugement, je ne pourrai garder ce pied-à-terre à Asbestos comme je le souhaitais, » déplore-t-il.

Le 31 mai dernier, le juge Sylvain Provencher de la Cour supérieure du Québec, district Saint-François, suite à une audience tenue le 30 novembre 2015, donnait raison à la municipalité et ordonnait la démolition de la maison mobile de monsieur Roy, laquelle était reconnue délabrée, insalubre et dangereuse, ayant perdu plus de 50 % de sa valeur et par conséquent ses droits acquis.

De l'avis de l'inspecteur de la Ville d'Asbestos, David Bélanger, le seul remède utile à envisager était la démolition. « La toiture était effondrée à plus de la moitié, les murs extérieurs ont commencé à s'affaisser suite à des infiltrations d'eau ayant provoqué de la pourriture. Ce bâtiment est inhabité depuis minimalement un an. L'intérieur est pratiquement vide. Ce monsieur louait cette maison mobile, lui-même possédant quelques propriétés à divers endroits », nous a-t-il précisé. Récemment, le propriétaire avait retiré le parement extérieur.

Le maire d'Asbestos, Hugues Grimard a rappelé que ce dossier cheminait depuis trois ans, avec avis après avis, dans un suivi des délais requis. « Cette démolition coïncide avec le changement d'image souhaité de notre municipalité. Ça fait trop longtemps que nous faisons preuve d'une très grande tolérance, le mot d'ordre unanime des élus est maintenant de se montrer plus exigeant, proactif dans de telles situations avec l'émission de constats, s'il y a lieu. Il n'est pas question de faire marche arrière dans ce dossier et d'autres problématiques semblables seront réglées prochainement », assure-t-il avec fermeté.

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