Les vergers de Compton épargnés par la brûlure bactérienne

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L'épidémie de brûlure bactérienne ayant affecté de nombreux vergers des Laurentides cet été a épargné les pomiculteurs de Compton.

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(Compton) L'épidémie de brûlure bactérienne ayant affecté de nombreux vergers des Laurentides cet été a épargné les pomiculteurs de Compton. Si la chaleur intense et l'humidité des derniers jours offrent les conditions idéales à la propagation de la maladie, la période de l'année est peu propice à l'émergence de nouveaux foyers d'infection.

Les pommiers des vergers Ferland, le Gros Pierre et la Pommalbonne sont chargés de fruits, et leurs propriétaires se disent soulagés d'avoir évité la maladie qui a ravagé une bonne partie des plantations de leurs collègues des Laurentides depuis le début de l'été.

« Je compatis avec eux », dit Martin Ferland du Verger Ferland, dont les pommiers ont été affectés par la brûlure bactérienne il y a une vingtaine d'années. « C'était loin d'être aussi sévère que l'épidémie de cet été et déjà on avait trouvé ça assez spécial », confie le producteur, qui ajoute avoir eu une certaine inquiétude après avoir entendu des rumeurs au sujet de pommiers décoratifs affectés par la maladie à Sherbrooke cet été.

Gaétan Gilbert, copropriétaire du verger Le Gros Pierre, explique qu'en raison du cycle de la maladie, il est peu probable que de nouvelles infections soient découvertes à cette période de l'année. « La bactérie s'introduit dans la fleur au mois de mai, après quelques jours de pluie ou de grosse rosée. Les symptômes de la maladie sortent au début juillet. À moins d'aller très rarement au verger et de ne pas l'avoir vue avant, c'est peu probable de découvrir la brûlure bactérienne à ce moment-ci de l'année. »

Il souligne que les sources de propagation sont diverses, et ne se limitent pas aux colonies d'abeilles qui pollinisent de nombreux vergers au moment de l'éclosion de la maladie. « Ça ne vient pas juste de chez nous, ça vient des pommiers sauvages, des argousiers. » Afin de limiter au maximum les risques, le producteur membre du groupe d'encadrement technique Agropomme suit attentivement le développement des conditions idéales d'éclosion de la maladie en période critique au printemps, et applique au besoin un traitement préventif.

La floraison des pommiers s'échelonnant sur plusieurs jours, certains pomiculteurs des Laurentides ont peut-être été affectés par la brûlure bactérienne malgré les traitements appliqués selon lui. « Si les fleurs ne sont pas toutes ouvertes et qu'on applique un traitement, le lendemain le risque recommence. Si on néglige de traiter 1 % de 3000 fleurs, ça fait 300 fleurs, ça met le feu et c'est l'enfer. »

Par ailleurs, la chaleur intense des derniers jours occasionne des besoins supplémentaires en irrigation chez les pomiculteurs de Compton. « Sinon le fruit ne prend pas de volume et risque de tomber avant maturité », explique Martin Ferland.

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