L'UMQ suit le dossier de près

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L'Union des municipalités du Québec suit avec beaucoup d'intérêt la bataille qui sévit contre l'érection d'une tour de télécommunication à Bolton-Est.

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(Sherbrooke) L'Union des municipalités du Québec suit avec beaucoup d'intérêt la bataille qui sévit contre l'érection d'une tour de télécommunication à Bolton-Est.

Car la cause concerne non seulement l'implantation non voulue d'un tel équipement sur le territoire d'une municipalité, mais plus largement le respect des compétences municipales en opposition avec la juridiction fédérale.

« L'enjeu, c'est toute la compétence des municipalités en matière d'aménagement de territoire », résume Patrick Lemieux, conseiller aux communications et aux relations médias à l'UMQ, qui fait des liens directs avec deux autres dossiers chauds du monde municipal, soit l'implantation de boîtes postales communautaires par Postes Canada et le projet de pipeline d'Énergie Est.

Rappelons que l'UMQ a donné son appui - et une aide financière - à la Ville de Châteauguay dans sa bataille en cour contre Rogers Communications quant à l'installation de tours de télécommunication sur son territoire.

L'affaire, qui remontait à 2007, a connu son dénouement en juin dernier quand la Cour suprême a tranché qu'en voulant empêcher l'implantation d'une tour sur son territoire, Châteauguay avait empiété sur le champ de compétence fédéral en matière de télécommunications.

Si l'UMQ prend note du verdict, elle n'entend pas baisser les bras dans sa lutte pour faire respecter les compétences des municipalités en aménagement du territoire.

« Ça concerne le sans-fil, mais ça concerne aussi d'autres dossiers. Dans le débat sur l'installation des boîtes postales communautaires par exemple, en ce moment Postes Canada peut les implanter où il veut alors que l'emplacement retenu peut avoir un impact sur la circulation ou sur la sécurité des citoyens.

« Même chose avec Énergie Est; le coeur du débat c'est que les municipalités n'ont pas d'emprise pour dire aux compagnies qu'elles ne veulent pas de tel tracé. Leurs recours sont limités. »

Comptant plus de 300 municipalités membres, l'UMQ ne peut pas dire toutefois que les chicanes de tours de télécommunications sont monnaie courante au Québec. Selon M. Lemieux, les municipalités et les entreprises arrivent généralement à s'entendre dans le meilleur intérêt des citoyens puisque les Municipalités sont également conscientes de l'importance de ces équipements pour leur communauté.

Quoi qu'il en soit, l'UMQ prévoit faire des représentations cet automne auprès du gouvernement fédéral pour que les compétences municipales soient mieux reconnues et respectées.

Dans le même esprit, l'organisme a également participé en juin aux consultations du groupe de travail qui examine la Loi sur la Société canadienne des postes pour réclamer que Postes Canada soit tenue de respecter les compétences municipales, notamment en aménagement du territoire.

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