Les opposants bloquent un chantier de tour à Bolton-Est

Les opposants au projet de tour de télécommunication... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Les opposants au projet de tour de télécommunication en bordure de la route 243, à Bolton-Est, n'ont pas dit leur dernier mot. Lundi après-midi, une quinzaine d'entre eux ont empêché des travailleurs d'accéder au chantier.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(Bolton-Est) Les opposants au projet de tour de télécommunication en bordure de la route 243, à Bolton-Est, n'ont pas dit leur dernier mot. Lundi en fin d'après-midi, une quinzaine d'entre eux ont empêché des travailleurs d'accéder au chantier.

Lorsque La Tribune est arrivée à la manifestation spontanée organisée par les opposants, un patrouilleur de la Sûreté du Québec était sur les lieux pour s'assurer que personne ne se trouvait en infraction. Il a quitté les lieux au bout d'un moment sans avoir fait de reproche à quiconque.

Le groupe d'opposants a simplement bloqué l'accès au chemin menant au chantier. En raison de leur action, les travailleurs dépêchés sur place n'ont pas pu décharger les matériaux qu'ils avaient en leur possession.

« On était seulement trois personnes au début, raconte April O'Donoghue, la porte-parole du groupe. On a commencé à marcher en bordure de la route pour stopper le camion rempli de matériaux. On a réussi ce qu'on voulait. »

Au total, une quinzaine de personnes ont participé à la manifestation. On retrouvait parmi elles des gens qui habitent à proximité du site où devrait être érigée la future tour de télécommunication.

« Je pensais que cette histoire était finie, raconte Sandy Thayer. Mais j'ai vu que le travail pour construire cette tour avait repris, pendant les derniers jours, à côté de chez moi. Je suis en colère contre la compagnie Bell et soyez certains que je ne vais pas abandonner la partie facilement. On est plusieurs dans ma famille à habiter autour et on ne veut pas de ce genre d'équipement près de nos maisons. »

Un de ses voisins, George Jasper, craint pour sa santé et celle des autres membres de sa famille. « Les équipements comme ceux-là causent le cancer, lance-t-il. Des animaux vont aussi mourir. »

Un troisième citoyen, Frank Salvatori, promet de poursuivre le combat durant des semaines, sinon des mois. « Bell est seulement intéressée par l'argent. Mais nous, ce qu'on souhaite, c'est de rester en santé. Si le président de Bell a le goût d'en avoir une tour, il n'a qu'à la placer derrière sa maison », envoie-t-il.

Il n'a pas été possible pour La Tribune de s'entretenir avec un représentant de Bell mobilité lundi en fin de journée. Tout laisse croire cependant que la compagnie est déterminée à concrétiser son projet malgré la farouche opposition de plusieurs citoyens.

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