Sur la route pour l'amour du plein air et de ses chiens

Dans une voiturette attachée à son vélo, Michel Lefrançois... (La Tribune, Yvan Provencher)

Agrandir

Dans une voiturette attachée à son vélo, Michel Lefrançois peut traîner ses deux chiens et tout ce dont il a besoin pour subvenir à ses besoins.

La Tribune, Yvan Provencher

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Danville) Ancien machiniste et professeur, Michel Lefrançois parcourt le Québec à véloavec ses deux chiens. Parti de l'Abitibi, il compte atteindre la Gaspésie après un périple de 1200 kilomètres.

Il s'est arrêté à Danville quelques jours la semaine dernière pour voir son frère et effectuer des ajustements à sa monture. Dans une voiturette attachée à son vélo, M. Lefrançois traîne avec lui tout ce dont il a besoin pour assurer sa subsistance, tant pour manger que dormir à la belle étoile. Il voyage donc avec un sentiment de liberté qui lui permet de profiter au maximum de son amour du plein air, dit-il.

Voilà une quinzaine d'années, d'ailleurs, qu'il utilise le vélo pour ses déplacements en toutes saisons, toujours suivi de ses chiens. «J'ai fait des choix, mon mode de vie a bien changé, je préfère avoir du temps pour moi, vivre en toute simplicité, plutôt que de m'engouffrer dans un monde de consommation effrénée. La vie m'a amené à remettre en question ma façon de vivre, à prioriser mes véritables intérêts pour mon quotidien, à vivre cette liberté qui m'est chère», raconte-t-il.

Le sexagénaire a quitté Rouyn-Noranda début juillet. Maintenant à la demie de son parcours, il entrevoit atteindre Gaspé d'ici la fin août, puis revenir à son port d'attache, toujours à vélo, vers la mi-octobre, après avoir visité la région et une partie du Nouveau-Brunswick.

«Je vais où la route me mène, évitant les campings et les restaurants, car ces endroits ne sont pas nécessaires à mon bonheur. Manger et dormir auprès d'un petit feu de bois dans la nature, rencontrer des gens nouveaux chaque jour sur la route, voilà ce qui m'allume!»

Se déplacer ainsi, composer avec les caprices de la température, les intempéries, circuler en bordure de petites routes, mais également en bordure de voies de circulation rapides ne sont pas toujours de tout repos. «Il y a des gens qui acceptent un peu moins bien la présence de vélos sur les grandes routes, mais il s'agit d'une minorité. Il y a des choses que je vois à vélo que les automobilistes souvent pressés ne voient pas, dont des animaux sauvages, des paysages que je peux contempler à mon aise, avec tout le temps nécessaire pour le faire», fait-il part, affirmant vivre chaque jour pleinement.

«Partout, je suis bien accueilli, je fais des rencontres enrichissantes et constate la grande générosité de ces personnes. Le monde m'apparaît plus beau, plus accessible. Je ne sais peut-être pas toujours ce qui se passe dans le monde, sans radio ni télévision, mais j'aime mieux ignorer la folie meurtrière et le racisme qui sévissent sur la planète. Ce qui se passe, ce qui se vit autour de moi, j'en profite absolument», résume-t-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer