La pratique privée du Dr Hamann ne fait pas de vagues à Courcelles

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Un mois après sa désaffiliation de la Régie de l'assurance maladie du Québec, le Dr Richard Hamann, de Courcelles, estime que sa clientèle s'est stabilisée.

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(Sherbrooke) Le virage au privé du seul médecin de famille du village de Courcelles, dans la région du Granit, se prend visiblement sans trop de soubresauts.

En fait, plusieurs patients du Dr Richard Hamann qui n'ont pas voulu signer de contrat de service avec lui ont pu être pris en charge par un médecin du régime public nouvellement arrivé à la Clinique médicale Chaudière à Saint-Georges-de-Beauce.

C'est le cas de Wellie Bilodeau et de sa femme Anita Plante Bilodeau, un couple de septuagénaires qui craignait grandement de se retrouver sans médecin puisque M. Bilodeau est lourdement atteint de la maladie de Parkinson.

Après avoir raconté leurs inquiétudes à La Tribune, au début de juillet, Mme Plante Bilodeau a appris que la Dre Isabelle Fortier venait tout juste de se joindre à la clinique de Saint-Georges-de-Beauce, à une cinquantaine de kilomètres de Courcelles.

« Je l'ai appelée et elle a accepté de nous donner un rendez-vous, à moi et à Wellie », relate avec un soulagement évident Mme Plante Bilodeau, qui précise que leur inscription au Guichet d'accès à un médecin de famille n'avait donné aucun résultat.

« Après on a fait une chaîne dans le village pour faire circuler le nom de la Dre Fortier pour rendre service aux voisins qui n'avaient plus de médecins, continue Mme Plante Bilodeau. Au début de la semaine, on m'a dit qu'elle était complète. »

À la Clinique médicale Chaudière, on confirme que Dre Fortier est entrée en poste à la fin juin et qu'elle a reçu plusieurs demandes de prise en charge par des citoyens de Courcelles. L'omnipraticienne étant en vacances cette semaine, on n'a pas voulu donner plus de détails sur sa pratique.

Dre Fortier travaillait auparavant à l'urgence de l'hôpital de Saint-Georges-de-Beauce. Les neuf autres médecins omnipraticiens de la Clinique médicale Chaudière sont complets.

Un lien tissé très fort

Un mois après sa désaffiliation de la Régie de l'assurance maladie du Québec, le 1er juillet dernier, le Dr Richard Hamann estime aussi que la situation s'est stabilisée.

« C'est un petit village, c'est nouveau pour les gens que je pratique au privé, alors c'est sûr que la réaction a été douloureuse. En plus que c'est mon village natal et que le lien est tissé très fort. Mais ça se passe bien », fait-il valoir en entrevue téléphonique avec La Tribune.

Dr Hamann refuse de dire combien de clients l'ont suivi au privé - puisqu'à 2000 $ du patient, cela reviendrait à dévoiler ses revenus, invoque-t-il -, il assure toutefois qu'à sa connaissance, sa désaffiliation n'a laissé aucun patient orphelin en grand besoin.

Le médecin omnipraticien qui pratique depuis 32 ans à Courcelles précise également que les responsables du Guichet d'accès à un médecin de famille du secteur de la Beauce l'ont contacté pour s'assurer que la transition se fasse bien et que là non plus, on ne rencontrait aucune problématique particulière, selon lui.

Enfin, à l'hôtel de ville de Courcelles, le maire Mario Quirion partage la même lecture de la situation.

« Je pensais qu'on aurait beaucoup de commentaires, mais non. Ça s'est jasé un peu en mai, mais ça n'a pas fait de vague au conseil municipal. De toute façon je ne vois pas au point de vue municipal ce qu'on aurait pu faire. On ne peut pas empêcher un médecin de pratiquer au privé. »

Le maire Quirion ne semble pas plus préoccupé du fait que Courcelles n'a plus de médecin de famille affilié à la RAMQ.

« Si le Dr Hamann avait pris sa retraite, les gens auraient dû se trouver un autre médecin quand même, réagit-il. Si là ça fait l'affaire de quelques-uns de payer pour pouvoir le consulter, pourquoi pas ? Et il n'y a rien qui dit que dans quelques années, il ne fera pas de la consultation privée payée à l'acte. Si j'avais besoin de voir un médecin pour un problème urgent, ça ne me dérangerait pas de payer pour le voir. »

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