Les Soupapes de la Bonne Humeur s'équilibrent grâce au Tai Chi Chuan

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Lac-Mégantic) Une trentaine de personnes, des enfants et adultes avec un handicap physique ou intellectuel des Soupapes de la Bonne Humeur, à Lac-Mégantic, accompagnées de parents accompagnateurs, de bénévoles et d'intervenants de cet organisme, se sont démenées lors d'un atelier de Tai Chi Chuan, mardi avant-midi, pendant une bonne heure de bonheur!

Les membres locaux de la FADOQ avaient aussi été invités.Si les adultes ont trouvé la séance un peu longue, d'après les témoignages à la fin de l'exercice, les enfants et les adultes handicapés eux ont beaucoup apprécié cette entorse à leur routine quotidienne, ne se gênant aucunement pour glousser durant la séance, exprimer leurs commentaires, crier et gesticuler, tout en pastichant les mouvements de Tai Chi qui nécessitent habituellement tranquillité, concentration, coordination et application entre les participants

C'est sous la direction de Pierre Arseneault, instructeur en Tai Chi Chuan et kinésithérapeute, fort patient pour l'occasion, que cet exercice spécial s'est tenu, visant à susciter chez les participants une sérénité intérieure, en même temps que d'affiner leur équilibre global et leur souplesse physique.

«Le Tai Chi Chuan, c'est la transposition du principe du Tai Chi dans le corps, un art martial proche du karaté et du kung fu, plus connus. Il fait partie de la médecine chinoise et sert à recentrer l'être humain sur lui-même, avec des mouvements proches du karaté, mais plus lents et plus en douceur», explique M. Arseneault.

«Il y a 24 mouvements dans le Tai Chi Chuan qui est enseigné. Par la suite, cela se résume à des enchaînements de mouvements. Il y a des noms évocateurs pour ces mouvements, comme "Saisir la queue de l'oiseau" et "Rotation pour dormir"! Des échanges de positions du corps, effectuées très lentement...»

«Ce qu'on pratique le plus, dans ces exercices, c'est l'équilibre. L'objectif, c'est de rechercher un maximum d'équilibre. Car si le corps se trouve en équilibre, l'esprit est aussi en équilibre!», insiste M. Arseneault.

L'atelier d'une heure que l'instructeur a animé couvrait plusieurs semaines d'enseignement et d'exercices, condensées pour le bien-être des participants.

«L'important, c'est de rendre le Tai Chi accessible à tous. Par exemple, les personnes devant moi aujourd'hui n'entrent pas dans le cadre régulier. Il y a une adaptation à faire, pour chacune des clientèles, c'est un échange entre plusieurs personnes. Les gens me disent merci, parce que je viens de leur donner une heure. Moi, j'en ai reçu 30 parce que j'en ai donné une à 30 personnes, c'est un échange d'énergie, d'équilibre...», confie-t-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer