Journée de grève à la Coop La Patrie

Denis Beaudin... (Archives La Tribune, Frédéric Côté)

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Denis Beaudin

Archives La Tribune, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Les syndiqués du commerce la Coop La Patrie montrent les dents. Ils ont tenu une première journée de grève, jeudi matin, pour signaler leur mécontentement  à leur employeur.

Réunis en assemblée générale le 20 juin dernier, les membres du Syndicat des employés-es de la Coop La Patrie (CSN) avaient voté à l'unanimité un mandat d'application de moyens de pression, incluant la grève générale illimitée, qui serait déclenchée au moment jugé opportun.

« Les travailleurs de la Coop La Patrie n'ont d'autre choix aujourd'hui que d'exercer leur droit de grève afin de manifester clairement leur mécontentement face au mépris affiché par leur employeur », déclare Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l'Estrie (CCSNE- CSN).

« Assez, c'est assez !, c'est le slogan scandé par les travailleuses et travailleurs de la Coop La Patrie.»

Après avoir accepté des augmentations salariales conditionnelles à la bonne santé financière de la Coop lors de la dernière négociation, les employés ont reçu une nouvelle offre de l'employeur en mai dernier. La CSN qualifie les offres salariales d'insensées, à 2 pour cent sur cinq ans pour la prochaine convention collective.

Ces offres, si elles se retrouvaient telles quelles dans la convention, accentueraient gravement la spirale d'appauvrissement vécue par les syndiqués de la Coop La Patrie depuis plusieurs années, note le syndicat dans un communiqué de presse.

À titre d'exemple, le commis d'épicerie qui gagne 11,54 $ a vu son salaire augmenter de 0,24 $ de l'heure au cours des sept dernières années. Pendant cette même période, le salaire minimum augmentait de 2,05 $.

« Par cette première journée de grève, les travailleuses et les travailleurs de la Coop souhaitent envoyer un signal clair à leur employeur. Ils sont déterminés à améliorer leurs conditions salariales. Ils considèrent, à juste titre, avoir fait leur part pour assurer la pérennité de la Coop. Aujourd'hui ils doivent penser à rétablir leur propre situation financière », conclut Denis Beaudin.

Les syndiqués ont aussi annoncé que, s'il n'y a toujours pas d'entente de principe entre les deux parties le 21 juillet, ils déclencheront une grève générale illimitée.

Le syndicat représente 27 membres, regroupés au sein de deux accréditations, soit épicerie et quincaillerie/matériaux.

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