Minuit moins une à la Cité Verte de Compton

Les promoteurs du projet Cité Verte à l'ancienne... (La Tribune, Eve Bonin)

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Les promoteurs du projet Cité Verte à l'ancienne école des Arbrisseaux de Compton, Jacqueline Salois et Denis Loubier.

La Tribune, Eve Bonin

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Ève Bonin
La Tribune

(Compton) Le projet de complexe agroalimentaire Cité Verte à l'école des Arbrisseaux de Compton prend forme. Des lettres d'intention ont été signées avec des entreprises prévoyant se greffer au projet, une entente a été conclue avec la Commission scolaire des Hauts-Cantons pour une offre de formation professionnelle, les dortoirs et les cuisines sont prêts à accueillir les visiteurs. On retrouve même quelques bouteilles d'un nouvel alcool du terroir qui décantent dans la chambre froide en attendant de pouvoir se retrouver officiellement sur les tablettes. L'horloge semble indiquer minuit moins une, et les promoteurs sont confiants de pouvoir lancer leurs activités dès le mois d'août.

Après avoir obtenu les autorisations nécessaires de la part de la municipalité de Compton, les promoteurs n'attendent plus que le ok final de la MRC de Coaticook, qui devrait normalement arriver en cours d'été si tout se passe comme prévu. Le projet comportant un vaste éventail d'activités, allant de la transformation alimentaire à la vente au détail en passant par l'hébergement, la formation et la production de boissons alcoolisées, les promoteurs ont acquis les permis requis auprès du MAPAQ et n'attendent plus que la validation du projet à la MRC.

« On est prêts à servir 500 couverts demain matin » affirme Denis Loubier dans la grande cuisine de l'ancienne école primaire. Il faut dire que les promoteurs ont déjà reçu un premier groupe de convives grâce à une permission spéciale accordée par la municipalité. En mai dernier, 135 jeunes Abitibiens participant au Festival des harmonies et orchestres symphoniques du Québec à Sherbrooke ont été logés et nourris à la Cité Verte et ont déjà réservé leur séjour pour l'an prochain. Les deux dortoirs et seize chambres ont alors été utilisés à leur pleine capacité.

Si les installations sont fin prêtes pour ce qui est de la portion auberge de jeunesse du projet, des aménagements restent à venir pour accueillir les diverses activités agroalimentaires. Après avoir investi environ 160 000 $ dans la bâtisse, Denis Loubier et Jacqueline Salois prévoient entre autres transformer l'ancien gymnase pour y produire des fromages au lait cru et une boisson alcoolisée de type Baileys, le « Ti-Blanc », à base de crème et de sirop d'érable. « On prévoit utiliser 375 barils de 45 gallons de sirop d'érable pour notre production annuelle et on a déjà un distributeur américain intéressé par le produit » mentionne Denis Loubier.

Les deux partenaires misent également sur les produits de leur entreprise Jack'y Den pour assurer une certaine rentabilité au projet dès le départ. Ils comptent commercialiser leurs viandes transformées et leurs plats prêts-à-manger sur place et via un réseau de distribution. On entrevoit même aménager un service à l'auto pour accommoder les consommateurs pressés. « Pendant qu'ils font le tour de la bâtisse on a le temps de préparer leur commande » ajoute à la blague Jacqueline Salois. Les promoteurs estiment qu'une fois que toutes les activités envisagées seront en marche, la Cité Verte pourrait contribuer à la création d'une cinquantaine d'emplois.

Parmi les entreprises ayant déjà signé une lettre d'intention pour s'installer dans les locaux disponibles, on compte un laboratoire d'analyses agricoles et un fumoir de viandes. Jacinthe Joyal de la gaufrerie Gaufrant! est également en réflexion pour louer un espace de transformation. On mise sur une synergie entre les différents partenaires du projet, pour intégrer les services dans une optique de complémentarité. Jack'y Den pourrait par exemple faire analyser ses recettes au laboratoire, tandis que le fumoir pourrait accueillir des élèves en formation professionnelle pour des ateliers pratiques.

À ce chapitre, les négociations avec la Commission scolaire des Hauts-Cantons et Emploi Québec pour une offre de formation professionnelle devraient se conclure le 11 juillet prochain. « On veut débuter les formations dès septembre, il reste à rattacher les ficelles au niveau du partage des locaux, des professeurs qui vont superviser différents départements. » Selon Denis Loubier, l'incertitude qui demeure quant à l'autorisation finale du projet à la MRC n'inquiète pas les partenaires impliqués dans le projet. « Le gros morceau c'était d'avoir la permission de la municipalité. » À ce jour, une seule entreprise, en transformation de sirop d'érable, s'est désistée en raison des délais.

Quoique le projet Cité Verte semble déjà ambitieux, Denis Loubier continue de développer des idées pour le bonifier au fil du temps. « On a tout près de 13 acres de bonnes terres qu'on pourrait louer à des jeunes producteurs, peut-être même inclure de la formation professionnelle à ce niveau-là aussi. »

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