Poursuite contre le CP: la Coalition désapprouve la décision de la Ville

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(Lac-Mégantic) Robert Bellefleur, le porte-parole de la Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire à Lac-Mégantic, désapprouve grandement le maintien, par le conseil municipal, de sa décision de ne pas poursuivre le Canadien Pacifique, en dédommagement des conséquences de la tragédie du 6 juillet 2013.

« Quand on considère les besoins financiers très importants de la Ville de Lac-Mégantic, nous pensons que le conseil municipal a tort de ne pas profiter de l'opportunité d'aller chercher des dizaines de millions de dollars, qui pourraient diminuer la dette des Méganticois », a déclaré M. Bellefleur.

Il a invoqué le Palmarès des municipalités du Québec, où, en 2014, on retrouvait Lac-Mégantic au 78e rang sur 79 pour l'endettement. Le taux de croissance de la dette de Lac-Mégantic a atteint 10,45 pour cent, avec 8000$ de dette par habitant, alors que la moyenne des autres municipalités se situait autour de -2 pour cent environ, avec 2000$ de dette par habitant du groupe de référence, soit les municipalités entre 5 à 10 000 habitants.

«Notre confiance dans ce conseil municipal est fortement ébranlée par ce manque de vision des élus, à la suite de cette décision irrationnelle. C'est de l'entêtement. L'avenir nous dira qui a raison en espérant qu'on ne perdra pas des millions, en fin de compte», a commenté Robert Bellefleur.

Il croit qu'à la fin des procédures, le CP n'aura pas d'autre choix de payer, au moins 75 millions$ comme ont dû le faire Irving et le gouvernement fédéral, entre autres.

Jean-Claude Boutin démoralisé

Le citoyen Jean-Claude Boutin s'est dit quant à lui démoralisé par la position du conseil.

«C'est épouvantable, une réaction comme celle-là. Je suis extrêmement déçu de ce conseil municipal. Ils n'ont même pas regardé nos arguments, ils reviennent avec les mêmes que le 21 juin. Ça n'a pas d'allure. J'ai parlé avec des hommes d'affaires de la région, qui ne comprennent pas non plus la position de la Ville. C'est clair pourtant, les experts sont payés par les montants que les avocats vont aller chercher, comme pour le Recours collectif. Ça ne coûtera rien à la Ville», répète l'ex-avocat Boutin.

«Il y a quelque chose derrière ça que je ne comprends pas. C'est un manque de transparence, et pourtant nous les avons élus avec la promesse d'être transparents. J'ai travaillé à les faire élire! Leurs arguments ne tiennent pas debout. Le maire baisse dans mon estime. C'est ma position, il faut arrêter de quémander le gouvernement qui, de toute façon, ne paiera plus bientôt pour les besoins de Lac-Mégantic.»

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