La Coalition demande à la Ville de Lac-Mégantic de revoir sa décision

Robert Bellefleur, porte-parole de la Coalition des citoyens... (La Tribune, Ronald Martel)

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Robert Bellefleur, porte-parole de la Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic, et Jean-Claude Boutin, simple citoyen et avocat averti, considèrent que la Ville de Lac-Mégantic laisse tomber sa responsabilité d'être compensée par des millions de dollars pour les conséquences de la tragédie du 6 juillet 2013.

La Tribune, Ronald Martel

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Ronald Martel
La Tribune

(Lac-Mégantic) La Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic demande au conseil municipal de la Ville de Lac-Mégantic de revenir sur sa décision d'abandonner la poursuite en dédommagement du Canadien Pacifique (CP), concernant sa responsabilité présumée dans la tragédie du 6 juillet 2013.

« Nous considérons que le conseil municipal n'avait pas en mains toutes les informations pertinentes, lors de sa séance du 21 juin dernier, pour prendre une décision éclairée dans ce dossier », a déclaré le porte-parole de la Coalition, Robert Bellefleur.

« Le CP était l'opérateur principal ayant signé avec World Fuel Services le contrat de transport de ce pétrole en provenance du Dakota. Il y a également le fait que le gouvernement du Québec et le Recours collectif maintiennent toujours sans aucune hésitation leurs propres poursuites contre le CP pour plus de 400 millions $. »

La Coalition se fonde également sur la demande introductive d'instance que huit compagnies d'assurances viennent de déposer en Cour supérieure, dans le district de Mégantic, contre le CP, afin de récupérer près de 16 425 000 $, en réparation du préjudice subi en raison des fautes présumées du CP. Il s'agit de Promutuel Monts et Rives, Desjardins, La Personnelle, L'Unique, La Capitale, Intact Assurance, La compagnie d'assurance Bélair et La Garantie compagnie d'assurance de l'Amérique du Nord.

M. Bellefleur se questionne sur la raison pour laquelle la Ville de Lac-Mégantic aurait à payer des honoraires d'avocats, quand le gouvernement du Québec et le syndic de faillite Richter, dans le cadre d'un Plan d'indemnisations géré par le syndic, se limitent à 25 pour cent comme frais d'avocat au lieu des 40 pour cent qui s'appliquent souvent.

« La Ville de Lac-Mégantic n'a rien à perdre et tout à gagner, à joindre le gouvernement et le syndic Richter dans leur poursuite contre le CP », laisse tomber, en entrevue, M. Bellefleur. « Elle doit agir rapidement, par une assemblée extraordinaire du conseil municipal, ce lundi 4 juillet, car le délai de prescription pour poursuivre est trois ans et se termine le 5 juillet à minuit. »

Rappelons que la décision de la Ville d'abandonner la poursuite était fondée sur les estimations d'honoraires de la firme d'avocats Dufresne Hébert Comeau, de Montréal, entre 1,1 et 1,5 million $, sans être certains d'obtenir de résultat en termes financiers.

« On se questionne aussi à savoir si le gouvernement du Québec est heureux que la Ville laisse tomber sa poursuite. Il doit commencer à être tanné de débourser pour reconstruire Lac-Mégantic», se questionne un citoyen, Jean-Claude Boutin, qui est également avocat et qui accompagne M. Bellefleur et la Coalition comme personne-ressource. « Je n'ai pas d'autre intérêt que celui de citoyen de Lac-Mégantic, préoccupé par les conséquences, entre autres sur les taxes foncières, de la tragédie de juillet 2013. »

Jean-Claude Boutin croit que la Ville perd une occasion de se faire compenser pour les inconvénients subis lors de la tragédie et qu'elle se doit de ne pas laisser aller ses responsabilités face à ses contribuables de possiblement se faire compenser par des millions de dollars.

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