Terrain de l'ex-Fortissimo: le bras de fer se poursuit à Drummond

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(Drummondville) La Ville de Drummondville ne cache pas son intérêt à acquérir le terrain de 77 000 mètres carrés (832 800 pieds carrés) sur lequel se trouve l'ancienne usine de textile Fortissimo. Elle n'a toutefois pas l'intention de le faire à n'importe quel prix.

La propriété est évaluée à 1 830 700 $, mais l'administration municipale aimerait bien vérifier ce qui se trouve dans le sol avant de faire une offre en bonne et due forme. Jusqu'à présent, les propriétaires n'ont pas autorisé à ce qu'une telle analyse soit effectuée.

« Le problème qui se pose, c'est qu'on ne connaît pas l'ampleur de la contamination des sols. À partir du moment qu'on fait une offre, disons 2 millions $, on est pris avec. Si on doit investir 6 millions $ en décontamination, on se fera accuser de ne pas bien administrer les fonds publics », explique le maire de Drummondville, Alexandre Cusson.

Les propriétaires des lieux ont commandé leurs propres analyses au cours des derniers mois, lesquels démontraient un taux de contamination raisonnable. La Municipalité aimerait bien obtenir une deuxième analyse afin de vérifier le tout. Devant l'impasse, on envisage la possibilité d'exproprier.

Il faut dire que l'ancienne usine est située sur la rue Hériot, en plein coeur de Drummondville, à un endroit névralgique et stratégique. Le terrain constitue une opportunité comme on en voit rarement.

« Je dirais que c'est aux 50 ans qu'on a une opportunité comme celle-là. L'acquisition des terrains nous permettrait de poser des actions structurantes pour notre centre-ville. Ils sont situés près de deux écoles et de l'hôpital. Il y a un problème de congestion qui pourrait être réglé », avance-t-il.

Le maire estime que la Fortissimo pourrait devenir un quartier à usage mixte où l'on retrouverait des unités d'habitation, ainsi que des commerces. L'endroit est d'autant plus stratégique du fait qu'il donne accès à la rivière Saint-François.

M. Cusson estime que dans son état actuel, l'usine constitue une véritable « plaie urbaine » pour Drummondville.

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