Grand lac Saint-François : des pertes majeures anticipées

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Plusieurs hypothèses sont soulevées quant à la responsabilité de la situation actuelle où l'on retrouve le lac un mètre plus bas que la normale pour cette période de l'année.

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Nelson Fecteau
La Tribune

(Thetford Mines) Les entreprises et commerces faisant affaire aux abords du Grand lac Saint-François essuieront des pertes de plusieurs centaines de milliers de dollars en raison de la situation qui prévaut actuellement relativement au bas niveau de l'eau du lac.

Propriétaire de la Marina Camping Le Grand Bleu, M. André Bédard entrevoit des pertes majeures lui qui exploite son entreprise depuis maintenant 12 ans. « On n'a jamais rien demandé au gouvernement. On a bâti notre entreprise nous-mêmes. On commençait à se sortir la tête de l'eau et on voyait la manne qui s'en venait avec l'été chaud et sec qu'on nous annonçait. Là, c'est la catastrophe. »

Pour M. Bédard, c'est l'incapacité de vendre l'essence aux plaisanciers et riverains qui ne peuvent approcher du quai de services. « Ils sont dans la vase! » C'est aussi l'impossibilité de permettre la mise à l'eau d'environ 95 voiliers et embarcations dont plusieurs dizaines sont parqués sur le chemin de descente au lac. Une forêt de mats témoigne du désastre.

La Marina Camping Le Grand Bleu, Nautik Aventures, le motel et resto bar La Source Argentée et plusieurs commerces connexes tels les ventes et les locations de bateaux sont inopérants. Le parc Frontenac est également affecté.

La Trippante

Présent à la conférence de presse, le maire de la Ville de Disraeli, M. Jacques Lessard, n'a pas pris la parole. Il a toutefois été certainement soulagé d'entendre M. André Bédard émettre publiquement le souhait que la descente de la rivière Saint-François dans le cadre de la Journée Trippante ne soit pas annulée.

« J'espère que l'événement ne sera pas annulé. Ce sont des revenus additionnels. S'il fallait enlever ça en plus. L'ouverture des pelles pour cette activité a peu d'impact sur le niveau du lac. On parle de 4 heures à 90 mètres/cube. »

Qui sont les coupables?

Plusieurs hypothèses sont soulevées quant à la responsabilité de la situation actuelle où l'on retrouve le lac un mètre plus bas que la normale pour cette période de l'année.

La prise d'eau de la Ville de Thetford Mines? L'impact serait négligeable avec l'équivalent d'un demi-mètre cube d'eau à la seconde.

Hydro Sherbrooke? « On nous répond que l'on turbine ce que l'on reçoit », rappellent MM. Denys Huot et André Bédard.

La météo? « Il ne faut pas accuser la météo. En février, le niveau de l'eau était décent. En mars, il était plus élevé que lors des années antérieures. Mais il n'y avait que 34 cm de neige au sol comparativement à 76 cm et 110 cm lors des deux années précédentes. En avril, il n'y avait plus de neige et la température était clémente. Il n'y avait pas de risques d'inondations », expose André Bédard.

Ce dernier rappelle que le rôle du Centre d'expertise hydrique du Québec dans le cas du barrage Jules-Allard est d'éviter les inondations via la rivière Saint-François. « On a peine à s'expliquer, on aimerait comprendre. »

Les documents laissent voir qu'en mars les pelles ont été ouvertes à 50 mètres cubes/sec puis à 70 mètres cubes/sec pendant 7 ou 8 jours et à 90 mètres cubes/sec pendant 10 jours. En avril, le débit est passé de 10 mètres cubes à 40 mètres cubes/sec.

Actuellement, les pelles du barrage Jules-Allard laisseraient couler 7 mètres cubes d'eau à la seconde.

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