Le Grand lac Saint-François manque d'eau

Non seulement les plaisanciers se voient dans l'impossibilité... (Collaboration spéciale, France Lamothe)

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Non seulement les plaisanciers se voient dans l'impossibilité de mettre leur embarcation à l'eau, mais les 2000 riverains ont soit de la difficulté à le faire ou sont dans l'impossibilité de s'approvisionner en essence à la Marina Le Grand Bleu ou à la Source Argentée.

Collaboration spéciale, France Lamothe

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Nelson Fecteau
La Tribune

(Thetford Mines) Par le biais de son président, Denys Huot, l'Association des riverains du chemin du Barrage du Grand lac Saint-François a vivement dénoncé la gestion du barrage Jules-Allard par le Centre d'expertise hydrique du Québec.

« Nous leur reprochons de ne pas avoir fait leur travail adéquatement. En mars et avril, l'eau a été évacuée en trop grande quantité ce qui a mené à une perte d'eau irrécupérable alors que le niveau du lac est actuellement un mètre plus bas que la normale pour cette période de l'année », affirme M. Huot.

Ce dernier fait remarquer qu'il n'y avait plus de neige au sol à ce moment, dont la fonte aurait pu venir gonfler les eaux du lac.

Selon l'ARC, cette mauvaise gestion entraîne des conséquences économiques désastreuses pour la région. Non seulement les plaisanciers se voient dans l'impossibilité de mettre leur embarcation à l'eau, mais les 2000 riverains ont soit de la difficulté à le faire ou sont dans l'impossibilité de s'approvisionner en essence à la Marina Le Grand Bleu ou à la Source Argentée.

De plus, la navigation s'avère très dangereuse et les bris de bateau et d'hélice sont à craindre.

« Au Centre d'expertise hydrique du Québec, on nous répond que ce n'est pas de leur faute. Ils ne reconnaissent pas leurs torts. Ils affirment même avoir utilisé une meilleure façon que par les années passées. Il y a de quoi avoir peur pour le futur », dit André Bédard, propriétaire de la Marina Camping Le Grand Bleu.

Le maire d'Adstock, Pascal Binet, a qualifié la situation de préoccupante. « Nous devons non seulement exiger des réponses sur cette gestion, mais nous devons également exiger un plan d'action pour éviter que la situation se répète. »

Les maires des municipalités riveraines de Saint-Joseph-de-Coleraine, de Lambton, de Sainte-Praxède et de Saint-Romain ont également déploré la situation qu'ils n'ont pas hésité à qualifier de désastreuse.

« Je n'ai jamais vu rien de tel en 20 ans. Il y a des chalets sur des chemins privés où il n'y a plus d'eau », a lancé le maire de Sainte-Praxède David Talbot.

« J'espère que le ministre Laurent Lessard sera à l'écoute de notre problème et que, lui, il obtiendra les bonnes réponses des experts du Centre hydrique du Québec », conclut M. Bédard.

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