Région de Drummondville : 100 000 personnes privées d'eau potable

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Depuis tard jeudi soir, les résidents de Drummondville, Saint-Germain-de-Grantham et Saint-Majorique doivent faire bouillir leur eau pendant au moins une minute avant de la consommer.

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Yanick Poisson
La Tribune

(SHERBROOKE) Depuis tard jeudi soir, les résidents de Drummondville, Saint-Germain-de-Grantham et Saint-Majorique doivent faire bouillir leur eau pendant au moins une minute avant de la consommer. Selon les autorités municipales, cette situation embarrassante devrait durer au moins jusqu'à samedi soir.

Selon le directeur adjoint à la Ville de Drummondville, François Pothier, c'est le bris d'un des automates de l'usine de traitement de l'eau potable de la Ville qui est à l'origine du problème. Même si cet appareil a été réparé, on craint que certains micro-organismes aient pu s'infiltrer dans le système d'aqueduc le temps qu'on s'aperçoive du mauvais fonctionnement du dispositif, qu'on colmate la brèche et qu'on répare l'équipement. On craint notamment une prolifération de bactéries comme l'E.Coli. Même si cet appareil a été réparé, l'avis d'ébullition préventif demeure en vigueur jusqu'à nouvel ordre.

« Pour démontrer la conformité de la qualité de l'eau du réseau, tel qu'exigé par le règlement sur la qualité de l'eau potable du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, des échantillonnages doivent être effectués à l'eau dans les municipalités concernées », explique la porte-parole de la Ville, Sonia Collard.

En mode solution

Afin d'aviser leurs citoyens de la situation, les municipalités ont mis en branle un plan de mesures d'urgence et ont lancé un processus d'appels automatiques. Plusieurs Drummondvillois se sont plaints de s'être fait réveiller au beau milieu de la nuit par un message enregistré expliquant la situation. Certains appels ont été effectués au petit matin.

En réaction à la situation, les écoles

de la Commission scolaire des Chênes ont fermé les fontaines et se sont munis de distributrices d'eau et de bouteilles en format 18 litres. Le centre hospitalier Sainte-Croix a dû faire de même afin de permettre à ses patients de s'hydrater. La Ville a ouvert un local de distribution d'eau potable à son usine de traitement d'eau de la rue Poirier 24 h sur 24 h afin

d'offrir de l'eau gratuitement.

Selon le directeur adjoint, on savait que la pièce d'équipement brisée était arrivée au terme de sa vie utile et on avait d'ailleurs prévu de la changer. Force est d'admettre qu'il n'y a toutefois pas que cet automate qui est désuet puisque Drummondville a un projet de construction d'une nouvelle usine de traitement de l'eau évalué à 70 millions $.

« Notre usine date de la première moitié de 20e siècle et elle ne correspond donc plus aux normes modernes de traitement de l'eau. La qualité de notre eau est correcte, mais elle pourrait être de meilleure qualité », explique le maire de Drummondville, Alexandre Cusson.

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