Les vignobles de l'Estrie ont résisté au froid printanier

À l'instar des producteurs maraîchers, les propriétaires de... (Archives, La Tribune)

Agrandir

À l'instar des producteurs maraîchers, les propriétaires de vignobles de la région ont surveillé de très près la colonne de mercure et les prévisions météo en début de semaine, préoccupés par les nuits froides inhabituelles à cette période de l'année.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) À l'instar des producteurs maraîchers, les propriétaires de vignobles de la région ont surveillé de très près la colonne de mercure et les prévisions météo en début de semaine, préoccupés par les nuits froides inhabituelles à cette période de l'année.

« On n'a pas dormi beaucoup, mais tout s'est bien passé, confie Michel Dagenais du vignoble Les Vallons de Wadleigh à Ulverton. Il n'y a pas eu de gel chez nous. Ç'a descendu jusqu'à un degré mais les vignes sont intactes. Ça promet pour une autre belle saison. »

« Il y a eu beaucoup, beaucoup d'inquiétude, parce que c'est notre saison qui pourrait débuter super mal, mais ça s'est bien passé et on est content », renchérit Robert Brien, du vignoble L'école du 3e rang à Saint-Joachim-de-Shefford.

Rencontrés au lancement de la Route des vins de l'Estrie, les deux hommes expliquent que puisque les bourgeons ne sont pas très avancés cette année, ils étaient moins sensibles au gel. La neige a aussi agi comme un isolant.

« On avait l'équipement prêt mais on n'a pas eu besoin de le sortir. Ç'aurait pu être beaucoup pire que ça », constate M. Brien.

L'année dernière, faut-il le rappeler, on a usé d'ingéniosité dans les vignobles pour protéger les précieux plants. Aspersion, feux, moulins à vents, tout l'arsenal a été mis à contribution pour traverser les derniers gels printaniers. En Montérégie, on a même vu des hélicoptères survoler les champs pour rabattre la chaleur dans la nuit du 23 mai.

« Par rapport à l'année dernière, le stade de la vigne est moins avancé, met en perspective Jean-Paul Martin, du jeune vignoble Grange Hatley à Sainte-Catherine-de-Hatley. Les bourgeons étaient beaucoup plus fermés, ce qu'on appelle "dans le coton", et en étant à peine débourrés ça protège les organes verts qui sont à l'intérieur du bourgeon. Donc il y a beaucoup moins de risques de gel.

« Si on avait eu la même période de gel un peu plus tard, mettons dans une semaine après les 22 degrés qu'ils annoncent pour les prochains jours, là il y aurait de très, très grosses inquiétudes à y avoir, ajoute-t-il. Parce qu'une feuille qui est développée sera beaucoup plus sensible au gel. Elle peut même geler à des températures au-dessus de zéro. »

Mais comme ce n'est pas ce que dame Nature laisse entrevoir pour la prochaine dizaine qui nous amènera en juin, les vignerons entrevoient la suite avec optimisme.

« L'hiver n'a pas été dur. On a une survie de bourgeons très intéressante. C'aurait été dommage de perdre cet avantage par rapport à notre future récolte », conclut M. Martin.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer