Un nouveau souffle pour Asbestos?

Asbestos pourrait accueillir un tout nouveau Centre d'innovation... (Archives, La Tribune)

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Asbestos pourrait accueillir un tout nouveau Centre d'innovation minière, un des trois volets d'un vaste projet de pôle de développement industriel et minier de la MRC des Sources. Ce projet pourrait permettre de redonner vie à la mine.

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(SHERBROOKE) Un futur pôle de développement industriel et minier de la MRC des Sources pourrait voir le jour à Asbestos. Plusieurs partenaires, dont le Cégep de Sherbrooke, la Commission scolaire des Sommets (CSS) et la Corporation de développement socioéconomique d'Asbestos souhaitent mettre sur pied ce pôle de développement. Un centre d'innovation minière, dont La Tribune a fait état en février dernier, est l'un des trois volets majeurs de ce futur pôle.

L'initiative a franchi une nouvelle étape, alors que le Cégep de Sherbrooke vient de donner un avis favorable à la poursuite du projet, ce qui permettra aux différents partenaires de déposer des demandes de soutien financier auprès de différents ministères.

Au nombre des partenaires, on compte également Développement économique des Sources, Emploi-Québec, de même que le ministère de l'Économie, Science et Innovation.

Ces partenaires ont «uni leurs efforts afin de réaliser une étude de faisabilité relative à la création du pôle de développement industriel (...)»

Ce pôle comprendrait trois volets : le Centre d'innovation minière, un Centre d'entrepreneuriat, et un Centre de formation professionnelle et technique spécialisé dans le secteur minier et des secteurs connexes.

Dans une présentation du projet dont La Tribune a obtenu copie, les responsables concluent que «la région a été contrainte à abandonner ses droits miniers. De plus, elle a souvent été montrée du doigt pour son exploitation de l'amiante. Ce projet pourrait non seulement lui permettre de redonner vie à la mine», mais aussi d'être citée «comme exemple ou modèle d'écologie industrielle où les résidus deviennent des matières premières».

Pour la mise sur pied du Centre d'innovation minière (dont l'implantation avait d'abord été évoquée aux abords de l'ancienne mine Jeffrey), une mini-usine pilote serait aménagée. «Le centre d'innovation aura pour mission, entre autres, d'offrir aux entreprises le soutien technique dans le développement et la mise à l'échelle de procédés hydrométallurgiques liés à la récupération des valeurs métalliques présentes dans les résidus miniers».

100 kg quotidiennement

Du minerai pourrait être traité en continu, jusqu'à 100 kg quotidiennement.

L'usine pilote permettrait de reproduire des conditions développées dans le cadre d'un banc d'essai. Un partenariat serait établi avec l'Université de Sherbrooke et le Cégep de Thetford.

Dans les prochaines étapes qui figurent dans un document du Cégep de Sherbrooke, on apprend qu'on souhaite finaliser le montage financier en juin et on souhaite commencer la construction du centre à l'automne 2016. Les partenaires espèrent également lancer les opérations à la fin de l'année 2016. Le bâtiment aurait une superficie de 12000 pieds carrés.

Parmi les avantages invoqués, les partenaires citent le volume traité, la structure de coûts, la proximité de la matière première, l'acceptabilité sociale, etc.

En parallèle, on retrouve un centre d'entrepreneuriat de la MRC des Sources, qui aurait pour but de faciliter et d'accélérer le démarrage de nouvelles entreprises par la mise en place d'un incubateur.

Le centre se retrouverait sous la gestion de la Corporation.

Finalement, on apprend que le centre de formation professionnelle et technique «souhaite offrir six programmes de formation professionnelle et technique en lien avec la transformation des minerais, la valorisation des résidus miniers ainsi qu'avec la fermeture et la restauration de site miniers».

«Ce centre souhaite aussi répondre aux besoins de main-d'oeuvre des entreprises minières concernées par le Plan Nord (formation continue). Il pourrait également répondre aux besoins de formations d'entreprises implantées à l'étranger», apprend-on également dans un document qui décrit le projet, mais qui ne s'avance pas sur les sommes nécessaires.

L'objectif du pôle, écrivent les responsables du projet, est «de créer une véritable dynamique économique pour la région en créant ou en attirant de nouvelles entreprises (...) Il vise aussi à profiter des occasions d'affaires liées aux besoins des entreprises minières du Nord.

Pour le Cégep de Sherbrooke, l'initiative représente un potentiel de développement intéressant, entre autres par l'offre de nouveaux programmes d'études. Les balbutiements de l'ensemble du projet remontent à 2014; une analyse de faisabilité a été déposée en 2015.

Le Cégep de Sherbrooke n'a pas voulu commenter.

Rappelons que le Parti québécois a abandonné l'exploitation de l'amiante chrysotile après son élection en 2012. Mine Jeffrey a cessé ses activités à la suite d'une annulation de garantie de prêt de 58 M$.

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