Le collectif sauvons l'îlot Tourigny n'épargne personne

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Associé à Sauvons l'îlot Tourigny, Roberpierre Monnier a pris la parole lors de la dernière assemblée du conseil municipal de Magog afin de formuler de nouvelles critiques à l'endroit de la Ville de Magog.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(Magog) Le collectif Sauvons l'îlot Tourigny n'épargne pratiquement personne dans le mémoire qu'il a soumis au gouvernement du Québec en lien avec la refonte de la politique culturelle du Québec.

Sauvons l'îlot Tourigny critique la Ville de Magog dans ce mémoire d'une vingtaine de pages. Il lui reproche de ne pas avoir tenu compter des « arguments soulevés par les voisins et par tous ceux et celles qui défendaient l'îlot. »

« Le conseil municipal a aussi ignoré la recommandation du comité consultatif en urbanisme qui s'opposait aux modifications de zonage dites mineures », déplore par ailleurs le collectif.

Le promoteur Gilles Bélanger est également montré du doigt. Sauvons l'îlot Tourigny aurait en effet aimé qu'il tente d'intégrer la maison Tourigny, aujourd'hui détruite, dans son projet immobilier.

« Jamais ce projet n'a proposé l'insertion de la maison patrimoniale, sa mise en valeur ou son intégration architecturale, alors que cette façon de faire existe au Québec et ailleurs dans le monde. À l'évidence, les architectes n'ont pas reçu de mandat en ce sens », écrit le collectif.

Fort discrète dans le dossier de la maison Tourigny au cours des derniers mois, la Société d'histoire de Magog (SHM) n'est pas davantage épargnée. On suggère que l'organisme ne jouit pas d'une pleine indépendance.

« Une rencontre s'est tenue au début de 2016 avec le conseil d'administration de la SHM et, à cette occasion, l'organisme a affirmé que son mandat ne concerne plus que l'histoire des familles. Cette volte-face soulève un doute quant à l'indépendance de la SHM vis-à-vis la Ville. »

Quant au gouvernement du Québec, on lui reproche son inaction. « En plus de constater son impuissance devant des instances municipales entêtées, le Collectif se bute à l'inutilité des différents ministères pouvant intervenir auprès d'une municipalité qui ne respecte pas son plan d'urbanisme, et ce, au mépris du processus démocratique. »

« Toute municipalité d'une certaine taille, comme Magog en tant que chef-lieu régional, devrait se doter d'une commission locale du patrimoine, une structure nouvelle visant des résultats tangibles dans une perspective de développement durable qui inclut l'acceptabilité sociale et environnementale », propose-t-on.

Associé à Sauvons l'îlot Tourigny, Roberpierre Monnier a pris la parole lors de la dernière assemblée du conseil municipal de Magog afin de formuler de nouvelles critiques à l'endroit de la Ville de Magog.

« M. Tourigny a été dans les premiers Canadiens français à avoir le droit de s'installer en Estrie, a relaté M. Monnier. Je considère que ce n'est pas juste une maison qu'on a détruite, mais un témoin de ce passé-là. »

Architecte de métier, ce citoyen de Sainte-Catherine-de-Hatley soutient par ailleurs que la Ville de Magog aura désormais du mal à dire non à un autre promoteur qui souhaiterait construire un immeuble dépassant la hauteur maximale dans cette zone.

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