Le courage du petit Esteban

Dans le cadre du 10e anniversaire du gala... (Collaboration spéciale, Vincent Cotnoir)

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Dans le cadre du 10e anniversaire du gala de lutte de la ELA Coaticook, les lutteurs au grand coeur ont remis les fonds amassés lors de cette soirée à la famille Thibault-Lanctôt dont le petit garçon de trois ans Esteban a été gravement brûlé à la suite d'un accident. Au centre, maman Sophie Thibault avec Esteban, à droite, papa Sébastien Lanctôt avec Malou et à gauche, l'organisateur du gala de lutte, Yannick Lévesque avec Floria.

Collaboration spéciale, Vincent Cotnoir

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La préparation d'un simple repas de famille a rapidement viré au cauchemar lorsque le petit Esteban a renversé sur lui par accident un plein chaudron d'eau bouillante destinée à cuire des pâtes. Le petit bonhomme de trois ans a alors subi des brûlures allant du premier au troisième degré, principalement sur le bras droit et le thorax.

Il a dû être hospitalisé pendant deux semaines à l'hôpital Sainte-Justine de Montréal où il a reçu des greffes de peau, ainsi que des traitements d'hydrothérapie. « Aux deux jours on l'assoyait dans un hamac avant de le tremper dans l'eau et c'est à ce moment qu'on pouvait lui faire les changements de pansements et enlever les peaux mortes. Sous analgésique très fort », ajoute maman Sophie Thibault.

C'était en janvier dernier. « En ce moment, Esteban n'a plus de pansements, car il n'a plus de plaies ouvertes, mais il doit porter un vêtement compressif qui ressemble à un chandail de surf, explique Sophie. C'est super serré et difficile à mettre, et il doit le porter 23 heures sur 24. Le seul moment où il le retire, c'est pour prendre son bain. »

Afin d'aider sa peau à bien cicatriser, Esteban devra porter ce chandail pendant au moins un an. De son côté, maman Sophie doit lui appliquer de la crème et le masser au moins deux fois par jour pour que la peau qui se régénère très rapidement à cet âge demeure souple. « Jusqu'à maintenant la peau cicatrise bien et les médecins nous disent qu'il y a de bonnes chances qu'Esteban ne garde pas trop de cicatrices apparentes. »

« Il est tellement résilient, poursuit Sophie. Lorsqu'il était à Sainte-Justine où il a eu le bras accroché dans les airs pendant deux semaines, 24 heures sur 24, il n'a jamais dit un mot. À la maison, il ne se plaint jamais lorsqu'on lui met le chandail ou qu'on le crème. C'est lui qui nous aide à travers cette épreuve. »

Le petit cuistot

« Tout comme son papa, Esteban est un passionné de cuisine, confie Sophie. Dès qu'il nous entendait sortir un chaudron, il se précipitait dans la cuisine et il voulait tout faire. En tant que parents, l'attitude que nous avons Sébastien et moi avec nos enfants, c'est de les impliquer afin qu'ils développent leur autonomie. Bien entendu nous sommes prudents, mais par la force des choses, nous le sommes devenus un peu plus. »

Aujourd'hui lorsque papa s'active aux fourneaux, Esteban se contente de venir jeter un petit coup d'oeil dans la cuisine avant de repartir. « Ça lui a vraiment fait peur », témoigne Sophie.

Bien que les chandails compressifs portés par Esteban soient payés par la Fondation Sainte-Justine, soit une facture totalisant 6000 $ pour une période d'un an, l'organisateur du gala de lutte ELA Coaticook, Yannick Lévesque, et les lutteurs ont tenu à remettre cette année les fonds amassés à la famille Thibault-Lanctôt. D'une part, pour couvrir l'achat des chandails advenant qu'ils soient nécessaires au-delà d'un an et, d'autre part, permettre à la famille de profiter d'un certain répit.

« C'est vraiment Esteban qui a été le plus écorché, mais c'est une mésaventure qui a été vécue par toute la famille et c'est en famille que nous allons profiter de ce don », partage Sophie.

Un don qui promet d'être généreux puisque le gala 10e anniversaire a accueilli près de 1400 spectateurs. « La foule a vraiment embarqué et la prestation de Tim Brink a été super appréciée, partage l'organisateur de l'événement, Yannick Lévesque. On ne connait pas encore le montant exact qui sera remis à la famille, mais on sait que ce sera un bon montant. » Avis aux amateurs de lutte, la ELA Coaticook sera de retour dans l'arène l'an prochain pour une 11e édition.

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