De sombres nouvelles pour Nikola

Nikola Houle-Moreau a appris lundi qu'il n'était pas... (Archives La Tribune, Julien Chamberland)

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Nikola Houle-Moreau a appris lundi qu'il n'était pas admissible pour une greffe du coeur. Son état de santé ne le permet pas. Hospitalisé à l'Institut de cardiologie à Montréal, il espère maintenant revenir chez lui, à Valcourt. On l'aperçoit ici en compagnie de sa mère, Christiane Moreau, quelques heures avant son transfert à l'Institut alors qu'il était hospitalisé au CHUS.

Archives La Tribune, Julien Chamberland

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Le verdict est tombé. Nikola Houle-Moreau a appelé sa mère pour lui annoncer la nouvelle. Il n'est pas admissible pour une transplantation cardiaque. Les médecins de l'Institut de cardiologie lui ont confirmé lundi. Son état de santé ne le permet pas. La médecine est arrivée aux frontières des possibles. La guérison ne serait plus une option.

« Ça ne va pas du tout », raconte Christiane Moreau.

Depuis son transfert, le 24 avril, à l'Institut de cardiologie de Montréal, Nikola a passé une batterie de tests. Des tests qui ont notamment appris au jeune homme de 19 ans de Valcourt qu'il était porteur du facteur V de Leiden, une anomalie héréditaire qui multiplie les risques de formation de thromboses veineuses (caillots) et, par conséquent, les probabilités d'embolies. Son coeur est toujours très affaibli et plus d'un litre d'eau a encore été enlevé sur ses poumons.

« Au niveau du vocabulaire médical, je n'ai pas tous les mots pour expliquer sa condition. Mais la conclusion est que son corps ne prendrait pas le greffe. Il ne guérira pas », note la mère, dépassée par les événements.

Nikola aimerait revenir à la maison. « Il m'a dit que s'ils ne pouvaient plus rien pour lui à l'hôpital, il aimerait revenir à la maison, dans ses petites choses à lui », explique Mme Moreau qui est en ce moment incapable de se rendre au chevet de son fils à Montréal.

« Je fais des grosses crises d'angoisse. Hier, j'ai essayé de me rendre, mais j'ai paniqué à Saint-Hyacinthe. J'ai fait demi-tour et je me suis perdue. C'est l'angoisse totale. Je ne me comprends plus. »

« Même à 19 ans, il veut sa mère, c'est bien normal. Moi aussi, j'aimerais être avec mon fils », poursuit Mme Moreau.

« Il a besoin de son monde »

Pour l'instant, les soeurs et le frère de Nikola sont avec lui à Montréal.

« On va voir dans les prochains jours si on peut le ramener à la maison. Je pourrais alors lui donner le meilleur de moi-même et de mes soins. Sinon, si on peut le transférer au CHUS, ce serait plus proche pour moi et tous les autres amis et membres de la famille. Il a besoin de son monde. Je pourrais coucher là avec lui », ajoute la maman qui est allée voir son médecin, hier, pour se faire aider avec son angoisse.

De leur côté, les amis de Nikola ont appelé Mme Moreau pour savoir si son fils avait un rêve qu'ils pourraient réaliser. Étant donné qu'il devrait rester cloué au lit, l'idée de lui installer une télévision et une X-Box a été retenue.

Un ami se fera tatouer les initiales de Nikola prochainement. « Jamais au grand jamais je veux oublier son sourire, sa force de garder la tête haute même si son moral est bas, sa joie de vivre même après tout ce qui s'est passé dans sa vie. Cet homme, qui souffre depuis quelques mois, voire quelque années moralement parlant, risque de perdre la vie rapidement. Reste en vie frère, j'tiens à toi moi », écrit ce dernier sur les réseaux sociaux.

La mère de Nikola a hâte d'être réunie avec son fils.

« Le temps qu'il va être de ce monde, on va tout faire pour le rendre heureux. Il faut profiter de chaque seconde. »

« Nos enfants nous sont prêtés », souligne la mère qui refuse de se préparer au pire.

« Le pire, on veut même pas le voir. Même si ça devient une possibilité », confie la maman.

Rappelons que Nikola avait fait la manchette de La Tribune en 1999. Le gamin de deux ans avait reçu un grave diagnostic. Il était atteint d'une leucémie et suivait un traitement intensif de chimiothérapie. Il était sorti du combat tout souriant en nous montrant ses muscles. Ses proches espéraient le même dénouement pour ce deuxième combat, qui a débuté avec une simple grippe et une pneumonie.

Le corps humain est parfois forcé de baisser les bras. Le combat est peut-être de réussir à sourire malgré tout.

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