Camp Val-Estrie: un petit baume pour les parents

Attristés, voire ébranlés par la fermeture temporaire du Camp Val-Estrie, de... (La Tribune, Charles Beaudoin)

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La Tribune, Charles Beaudoin

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(WATERVILLE) Attristés, voire ébranlés par la fermeture temporaire du Camp Val-Estrie, de nombreux parents ont tout de même été heureux d'apprendre que le dépôt versé à la réservation leur sera remboursé. Une nouvelle qui met un petit baume sur une perte que tous jugent bien plus grande.

«Ça me réconforte, car même si le montant n'était pas bien grand, il représente tout de même le quart de notre budget annuel, mentionne Isabelle Lessard, responsable des castors du Groupe scout 27e Mena'Sen de Sherbrooke, dont la sortie était prévue en juillet prochain au Camp Val-Estrie. Déjà que c'est extrêmement difficile de se trouver un camp à ce temps-ci de l'année. Un camp qui est en plus abordable, c'est quasi impossible, mais c'est certain qu'on va essayer de trouver autre chose. On cherche!»

Il faut dire que, suivant une entente prise avec le Camp Val-Estrie, la colonie des castors avait eu droit à un rabais sur son séjour de quatre jours moyennant une corvée de nettoyage du site.

«Pour nous c'est vraiment dommage, car ça met en péril notre activité, mais c'est un moindre mal quand je pense à ce que vivent les gens du Camp Val-Estrie et aux gens qui ont perdu leur emploi, confie Mme Lessard. On souhaite vraiment que le camp demeure, car ils font du super bon travail!»

Des employés en quête de travail

Responsable de l'entretien extérieur et homme à tout faire, André Després se préparait à entamer sa 17e année au Camp Val-Estrie. Lui et son collègue de travail Yvon Rouillard étaient déjà en quête de nouvel emploi après avoir été mis à pied vendredi dernier pour la deuxième fois... en deux semaines. Les employés permanents auraient donc reçu, il y a deux semaines, les montants qui leur étaient dus, mais ne comptent pas être payés pour les deux journées travaillées suivant leur réembauche temporaire.

La relance, Yvon et André l'espèrent sans trop y croire, en se disant pourtant «qu'il n'y a encore rien de coulé dans le béton», et ce, même si l'achalandage continuait de diminuer au fil des ans.

«M. Bureau a tenu ça debout pendant 28 ans!, rappelle André Després en parlant de l'ex-directeur Bernard Bureau, qui a pris sa retraite en 2013. Aujourd'hui je pense à lui. De voir son bébé s'en aller comme ça, ça doit être terriblement dur pour lui.»

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