Les projets de Barrette inquiètent les ambulanciers

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<p>Ronald Martel</p>
Ronald Martel
La Tribune

(LAC-MÉGANTIC) Les ambulanciers paramédicaux de la région de Mégantic craignent que les intentions exprimées la semaine dernière par le ministre Gaétan Barrette n'entraînent de nouveaux délais pour la population.

Jeudi dernier, le ministre de la Santé et des Services sociaux a annoncé des mesures de sa réforme des services préhospitaliers d'urgence. Ces nouvelles politiques font suite aux rapports Ouellet, intitulé Urgence d'agir, et Robillard, qui scrutait l'ensemble des programmes gouvernementaux. Le ministre Barrette croit pouvoir récupérer 110 millions $ en appliquant certaines recommandations.

«Le rapport a soulevé un paquet d'éléments comme le manque de transparence, la reddition de comptes et les budgets mal utilisés... Mais est-ce que les sommes qui seront économisées par la nouvelle réforme seront réintroduites dans le réseau qui manque d'effectifs? Nous ne sommes pas contre la vertu, mais nous n'avons aucune garantie en ce sens!» s'inquiète Pascal Jacques, président des travailleurs ambulanciers syndiqués de Beauce inc. (TASBI), qui regroupent les territoires de Mégantic, Beauce, Bellechasse et des Etchemins,

«Il existe beaucoup de besoins, dans le réseau. On n'en sait pas plus au chapitre des horaires de faction, entre autres, notre cheval de bataille. Ce qui nous inquiète, c'est qu'on négocie depuis 1989 nos conventions collectives avec le Ministère et il y a beaucoup d'incertitude.»

Les horaires de faction consistent à laisser les ambulanciers de garde en attente à leur domicile. En cas d'urgence, ils doivent se rendre rapidement à leur caserne pour prendre leur véhicule et filer en direction de l'appel.

«Il y a un délai moyen de huit minutes, qui peut devenir problématique en cas d'urgence extrême. Il y a aussi l'incapacité, parfois, d'effectuer un déploiement dynamique, soit un transfert d'un véhicule d'une région à une autre pour y assurer une couverture adéquate. Selon les circonstances, il se peut qu'une région tombe à découvert», selon le président. «Nous nous questionnons sur l'écoute et les intentions du ministre. Où ira l'argent économisé? Est-ce qu'il le réinjectera sur le terrain, qui en a bien besoin?»

Une pétition de 3600 signatures, pour appuyer une campagne de sensibilisation des ambulanciers, et parrainée par le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, sera déposée le 12 mai à l'Assemblée nationale. Les ambulanciers de TASBI comptent se rassembler au Salon Bleu, à cette occasion, pour démontrer leur solidarité.

«Nous sommes quand même heureux que certaines de nos demandes aient été entendues. Par exemple, la prise en charge du processus d'acquisition des véhicules et de l'équipement afin de réaliser des économies, ou encore la révision du mode de financement des entreprises ambulancières, un élément réclamé depuis plusieurs années», souligne M. Jacques.

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