Les Victoriavillois privés d'eau potable dans sept ans

Si rien n'est fait d'ici là, les Victoriavillois... (Archives, La Tribune)

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Si rien n'est fait d'ici là, les Victoriavillois pourraient avoir de la difficulté à s'approvisionner en eau potable aux alentours de 2023. L'importante quantité de sédiments qui se déverse dans le réservoir Beaudet annuellement en viendra à obstruer les conduites servant à amener l'eau jusqu'à l'usine de traitement des eaux.

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Si rien n'est fait d'ici là, les Victoriavillois pourraient avoir de la difficulté à s'approvisionner en eau potable aux alentours de 2023. L'importante quantité de sédiments qui se déverse dans le réservoir Beaudet annuellement en viendra à obstruer les conduites servant à amener l'eau jusqu'à l'usine de traitement des eaux.

La bonne nouvelle, c'est que l'administration municipale est bien au fait de la situation et qu'elle est déjà en mode solution. Victoriaville vient d'ailleurs d'accorder à SNC-Lavallin le mandat de mener une étude d'impact sur les éventuelles répercussions de travaux de dragage et de réaménagement de la principale source d'eau potable de la municipalité des Bois-Francs. Il en coûtera un peu plus de 83000 $ et l'analyse devrait prendre une année complète.

Les travaux prévus consistent à draguer une partie centrale du réservoir et à créer un bassin indépendant qui permettra à la municipalité de choisir l'eau qui s'écoulera dans le réservoir en fonction de sa qualité.

«Lorsque l'eau sera propre, elle sera dirigée vers notre bassin, puis vers l'usine d'épuration, lorsqu'elle sera pleine de sédiments, comme lorsqu'il y a de fortes pluies, elle sera dirigée directement vers la rivière. Nous obtiendrons ainsi une eau de meilleure qualité et nous réduirons nos coûts de traitement des eaux», explique le directeur général de la Ville de Victoriaville, Martin Lessard.

Afin de s'assurer qu'il n'y ait pas trop d'opposition en provenance des différents groupes d'écologistes,

Victoriaville mettra en place les différentes mesures d'atténuation ciblées par SNC-Lavallin, on travaille aussi étroitement avec les fonctionnaires du ministère de l'Environnement. Si tout va bien, on croit être en mesure d'exécuter les travaux dans un horizon de trois à cinq ans. Force est d'admettre que le dossier aura traîné en longueur, lui qui a été initié par Roger Richard, au début des années 2000.

Un investissement de taille

M. Lessard estime à entre 20 M$ et 30 M$ les coûts reliés à ces travaux cruciaux pour les Victoriavillois. La Ville croit être en mesure d'obtenir une oreille attentive des différents paliers de gouvernement afin qu'ils contribuent au financement.

Afin de régler le problème à la source, la Municipalité, en partenariat avec une série de partenaires, a procédé au réaménagement et au reboisement de certaines berges en amont du réservoir. Ces initiatives devraient permettre une diminution de la sédimentation, mais on ne se fait pas trop d'idée en lien avec l'absence d'apport provenant du bassin versant.

«À l'heure actuelle, c'est l'équivalent de 1600 camions semi-remorques de sable qui sont déversés dans le réservoir chaque année. Il y a des travaux qui ont été faits et qui devraient améliorer la situation avec le temps, mais il y en aura toujours un peu», explique M. Lessard, précisant que Victoriaville se gardait une porte ouverte pour des interventions ponctuelles à la suite des travaux majeurs.

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