Commission municipale : les élus de Magog encore divisés

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(MAGOG) Les interventions faites par les conseillères Nathalie et Diane Pelletier au sujet de la Commission municipale du Québec lundi ont déplu à trois autres membres du conseil municipal de Magog, qui ont exprimé publiquement leur désaccord.

Nathalie Pelletier a été la première à aborder le sujet durant l'assemblée publique de lundi soir. «Je suis heureuse de la démarche d'accompagnement que nous ferons avec la Commission municipale, a-t-elle déclaré. Des citoyens ont demandé une amélioration rapide de la situation et une solution efficace. Des employés sont aussi perturbés.»

Mme Pelletier affirme avoir elle-même eu des discussions avec la Commission municipale afin de savoir comment cette organisation pouvait venir en aide à la Ville de Magog. La municipalité voudrait régler le différend existant entre son directeur général, Armand Comeau, et la mairesse Vicki May Hamm.

«Cette organisation nous permettra d'améliorer la situation, estime la conseillère municipale. Par contre, la solution qu'elle nous propose avait été écartée au départ. Souhaitons maintenant que l'harmonie reviendra vite à l'hôtel de ville.»

Rappelons que Vicki May Hamm avait, au cours des derniers jours, rejeté l'idée de demander l'aide de la Commission municipale. Elle avait prétexté que la démarche pouvait entacher le processus de médiation qui sera entrepris en compagnie de la Commission des normes du travail en mai prochain. Une plainte pour harcèlement de la part d'Armand Comeau est à l'origine de cette médiation.

Quant à Diane Pelletier, elle a livré un commentaire beaucoup plus court concernant ce dossier. «Je remercie le directeur général et la mairesse d'avoir bien voulu accepter la démarche», a-t-elle notamment dit.

Les conseillers municipaux Jean-Guy Gingras, Robert Ranger et Steve Robert ont tous les trois fait allusion aux interventions des deux élues. M. Gingras a été le plus direct des trois.

«J'ai entièrement respecté l'avis de nos aviseurs légaux, qui nous recommandent de ne pas parler de ce dossier publiquement. C'est regrettable que la directive ne soit pas suivie par tous. Je me questionne maintenant à savoir si je continuerai à me taire», a lancé M. Gingras.

Pour sa part, Robert Ranger a souligné qu'il avait «été convenu de ne pas aborder le dossier». Il s'est aussi montré déçu par les commentaires émis par les deux conseillères.

Lors d'une entrevue avec La Tribune, Nathalie Pelletier a défendu sa décision d'effectuer un commentaire en lien avec l'épineux dossier à la fin de la dernière assemblée du conseil municipal.

«On nous a invités à être prudents en matière de ressources humaines, a-t-elle reconnu. Mais ce n'est pas vrai que je ne dirai plus rien. Les citoyens ont droit à un minimum d'informations selon moi. En plus, compte tenu de mon rôle au conseil, je sens que je dois un peu plus m'exprimer sur ce genre de sujet. Et soyez assuré que je m'assume.»

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