Une page de requêtes pour 540$ de subvention: le maire Cusson est furieux

Alexandre Cusson... (Archives La Tribune)

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Alexandre Cusson

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, en à ras le pompon de la reddition de compte imposée par les différents ministères québécois et il ne s'est pas fait prier pour livrer le fond de sa pensée.

Le politicien fait notamment allusion à la page et demie de requêtes et de preuves exigées par le ministère des Transports pour une allocation d'à peine 540 $. Il précise qu'il ne faut pas être très fort en calcul pour comprendre qu'il en coûte plus cher en main-d'oeuvre pour répondre aux exigences que la somme versée par Québec.

«Lorsque j'ai vu l'imposante liste de requêtes, je me suis dit que nous venions de recevoir une aide financière importante pour l'un de nos projets majeurs. Si le gouvernement n'est pas en mesure de nous faire confiance pour administrer 540 $, qu'il nous ferme», fulmine-t-il.

Pire encore, le ministère a indiqué qu'il faisait preuve de bonne foi et qu'il envoyait 90 % de la somme. Pour obtenir le 54 $ restant, la Municipalité a dû fournir l'ensemble des preuves, dont la panoplie de copies de communications. «Pour 54 $, on avait juste le goût de les envoyer paître, mais si on ne le faisait pas, on aurait été bloqué pour tous les autres dossiers», précise-t-il.

M. Cusson estime à 7,5 millions le nombre d'heures de travail que les municipalités québécoises doivent mettre annuellement, seulement pour rendre des comptes aux autorités provinciales. Pour Drummondville seulement, ça représente un million de dollars par année.

«Il faudra qu'on nous fasse un peu plus confiance. Les gens ne sont pas plus intelligents lorsqu'ils votent au provincial que lorsqu'ils élisent leur maire et leurs conseillers. Il est temps qu'on nous reconnaisse comme gouvernement», statue-t-il.

«Le starter est endormi»

Le maire de Drummondville demande également au gouvernement libéral d'accélérer le processus dans le dossier du financement des infrastructures municipales. Ottawa a déjà annoncé qu'il consentira plus d'argent aux municipalités et plusieurs provinces se sont déjà entendues avec le fédéral sur la manière d'attribuer ces sommes. Québec est souvent la dernière province à emboîter le pas et ça semble encore le cas.

«Il y a 14 milliards $ de disponibles pour les municipalités et tout ce que ça prend c'est une entente. On attend et on est tannés d'attendre. Nous sommes sur les blocs de départ, mais le starter est endormi. Cet argent-là ne peut pas dormir infiniment», plaide Alexandre Cusson.

Le gouvernement fédéral a déjà annoncé que, s'il n'arrivait pas à s'entendre avec Québec, il remettrait les sommes destinées aux infrastructures directement aux municipalités.

«Soixante pour cent des infrastructures sont municipales, mais Québec n'y attribue que 9,5 % du budget. Il n'a peut-être pas d'argent, mais il est tout de même temps qu'il fasse sa part», réprimande le politicien.

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