Racine: le maire dit ne pas avoir manqué de respect envers ses collègues

François Boissonneault... (Archives La Tribune)

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François Boissonneault

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Catherine Montambeault
La Tribune

(RACINE) Le maire de Racine, François Boissonneault, ne considère pas qu'il a manqué de respect envers ses collègues ou les citoyens de sa municipalité. Celui qui fait l'objet d'une enquête de la Commission municipale duQuébec soutient que ses propos, perçus par certains comme déplacés, étaient tout simplement honnêtes.

«L'enquête, ça ne me dérange pas du tout, lance-t-il d'emblée. Je vais aller rencontrer les gens de la Commission. Mes dossiers sont tous prêts, bien prêts.»

«Dans ma vie, j'ai été un des plus gros vendeurs d'assurance au Canada: ça veut dire que je suis capable de parler avec du monde. Mais je suis un gars qui ne se laisse pas baver longtemps, pis je suis assez raide. Quand quelqu'un me ment en pleine face, moi je ne la trouve pas drôle pis je lui dis. Un chat, j'appelle ça un chat. C'est clair et net comme ça.»

Croit-il avoir dépassé les limites lors des séances houleuses de décembre, janvier et février derniers? «Non, non, non, pas du tout», insiste-t-il.

«Ici, c'est une municipalité à cliques. (...) Ça veut dire qu'il y a beaucoup de gens qui sont parents ensemble. Mais moi, j'arrive ici et j'essaie de mettre de l'ordre. C'est difficile. Quand tu mets de l'ordre, il y a des fois où tu brimes des gens qui voudraient avoir des choses.»

En faisant référence à un élu ayant été suspendu de ses fonctions pendant trois mois par la Commission municipale, M. Boissonneault dit ne pas craindre les conséquences de l'enquête. «Lui, il a été puni ben gros : il a eu trois mois de suspension. (...) Moi, tout ce que j'ai fait, c'est dire t'es ci pis t'es ça». Pour moi, c'est plus de l'honnêteté. Penses-tu qu'ils vont me donner un an?»

Le maire n'entend pas non plus changer son comportement dans le futur. «Je suis un gars qui dit ce qu'il a à dire, et je n'ai pas fini. Tout ça, ça ne me ralentira pas, pis ils ne me la feront pas fermer!», conclut-il résolument.

Le ton baisse au sein du conseil

Malgré tout, c'est dans un climat plus pacifique que s'est déroulée la séance ordinaire de lundi, la première en présence du maire depuis l'annonce de l'enquête de la Commission municipale puisque M. Boissonneault était absent à la réunion de mars.

Aucune bisbille n'a éclaté entre le maire et ses pairs, ni même avec les citoyens qui avaient de nombreuses questions à lui poser.

Doit-on attribuer cette accalmie à l'enquête en cours? «C'est sûr que ça aide», répond Michel Brien, conseiller municipal qui représente la municipalité aux fins de la plainte à l'égard du maire.

«Depuis quelques semaines, ça se passe bien. Avant, on essayait toujours de lui dire : Fais attention, François». Là, je pense qu'il fait plus attention.»

Rappelons qu'un membre de la Commission municipale du Québec a été désigné pour rencontrer les parties au dossier, mais la date de la rencontre demeure inconnue.

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