Route verte: il était temps, dit Tourisme Cantons-de-l'Est

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(SHERBROOKE) Il était temps que le gouvernement de Philippe Couillard revienne sur sa décision de couper les fonds pour l'entretien des pistes cyclables.

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Alain Larouche

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Un attrait comme la Route verte ne peut demeurer à l'abandon bien longtemps sans causer des pertes de revenus pour l'industrie touristique d'une région comme l'Estrie.

«Le dossier nous a inquiétés beaucoup au cours des dernières années», reconnaît Alain Larouche, directeur général de Tourisme Cantons-de-l'Est. «Il fallait maintenir le réseau.»

«Ce qui a été annoncé est positif. L'Estrie est une des régions préférées au Québec pour le cyclotourisme, pour des escapades de deux à trois jours. Les retombées chez nous sont de l'ordre de 35 à 40 millions $ par année. Ce n'est pas rien. Les gens qui viennent faire du vélo chez nous mangent dans les restos, couchent dans les gites, les hôtels.»

Le retour de l'argent pour l'entretien de la Route verte a été présenté dans le budget du ministre Carlos Leitao jeudi dernier. Les fonds évalués à 10,5 millions $ au cours des cinq prochaines années sont accueillis avec soulagement dans les Cantons-de-l'Est.

L'argent permettra à de petites communautés d'entretenir les pistes cyclables qui passent chez elles. «Souvent, les villages n'ont pas les fonds pour faire l'entretien», fait remarquer M. Larouche lors d'un entretien accordé à La Tribune.

«Ça ne parait pas la première ou la deuxième année. Mais après, le foin se met à pousser dans la piste cyclable et c'est fini. Le cycliste ne revient pas. Si la Route verte est fermée sur cinq kilomètres, elle est coupée en deux.»

L'an dernier, une enquête de La Tribune montrait que l'entretien des voies cyclables estriennes était menacé à la suite des coupes décrétées par le gouvernement provincial.

Alain Larouche mentionne que la région n'a pas subi de baisse d'achalandage causée par la diminution des fonds alloués aux pistes cyclables au cours des dernières années. Mais il était minuit moins cinq pour qu'on décide de réinvestir.

«Nous avons mis de la pression pour que ça revienne, dit-il. Après les investissements qui avaient été faits pour bâtir le réseau, c'est un peu bizarre de faire des coupes pour l'entretien de la part du gouvernement.»

«C'est comme construire une école et après ne pas y mettre des bureaux pour les élèves parce qu'on n'a pas assez d'argent.»

claude.plante@latribune.qc.ca

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