Deux frères dans les hautes sphères des mathématiques internationales

Les frères Sébastien et Jean-Philippe Labbé rayonnent à... (Courtoisie CÉCLM)

Agrandir

Les frères Sébastien et Jean-Philippe Labbé rayonnent à l'international dans le domaine des mathématiques.

Courtoisie CÉCLM

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Ronald Martel</p>
Ronald Martel
La Tribune

(Lac-Mégantic) Parcours exceptionnel que celui de deux frères originaires de Lac-Mégantic, Jean-Philippe et Sébastien Labbé, qui se distinguent dans les hautes sphères des mathématiques internationales. Les deux sont diplômés du Centre d'études collégiales de Lac-Mégantic (CÉCLM), où ils se sont découvert une réelle passion pour les mathématiques.

Ils rendent d'ailleurs un hommage à leur professeur du CÉCLM, Mario Doyon, qui les a grandement motivés à trouver la beauté d'un problème mathématique et la satisfaction d'en découvrir la solution. « Il a entretenu notre plaisir à faire des maths et nous a convaincus qu'une carrière dans le domaine était possible », témoigne Jean-Philippe Labbé.

Ce dernier a complété un baccalauréat en mathématiques à l'Université Laval, qui l'a amené à suivre deux sessions à Budapest et à Moscou. Puis à la suite de sa maîtrise à l'UQAM, sa thèse de doctorat a été soutenue à l'Université libre de Berlin. Une rencontre fortuite avec un professeur au Japon lui a valu une embauche comme chercheur postdoctoral à l'Université de Jérusalem. Il a prononcé maintes conférences aux États-Unis, en Corée et au Japon, en plus de participer à des séminaires en France, en Belgique, en Allemagne et en Espagne. « Les frontières n'existent pas en mathématiques. Nous pouvons travailler avec des gens de partout », mentionne le jeune homme, qui parle couramment le français, l'anglais, l'allemand et maîtrise le russe et se débrouille en espagnol et en hébreux.

«En plus de leurs cours, ils ont participé à des concours de mathématiques où ils finissaient dans les premiers.»


Sébastien a également un parcours impressionnant : baccalauréat en maths à l'Université de Sherbrooke, avec session d'études à Moscou et stage de coopération internationale au Mali, maîtrise à l'UQAM, doctorat à l'UQAM et à l'Université Montpellier en France, en plus d'études postdoctorales en informatique et mathématiques aux universités de Paris Diderot et Liège en Belgique. Au CÉCLM, il se dirigeait en génie mécanique, mais les mathématiques ont réussi à le retenir, grâce lui aussi au professeur Doyon.

Comme son frère, il a également prononcé des conférences, dans son cas en France, Finlande, République tchèque, Italie et États-Unis. Sa deuxième passion, l'ultimate frisbee, l'a fait participer à 150 tournois, à la création de la Fédération québécoise d'ultimate, dont il a été président. Membre de l'équipe championne canadienne, en 2009, il a participé à deux championnats du monde.

« En plus de leurs cours, ils ont participé à des concours de mathématiques où ils finissaient dans les premiers. Très éveillés, ils n'en avaient jamais assez des maths. Leur facilité pour l'étude des langues ne me surprend pas, car les mathématiques, c'est aussi une langue particulière! » a confié le professeur Mario Doyon.

Dans un récent article scientifique qu'ils ont cosigné, ils ont développé un sujet qui n'est peut-être pas à la portée de monsieur Tout-le-Monde, concernant une possible « généralisation d'un théorème de Perron (1907) au sujet des valeurs propres de matrices à coefficients positifs... », mais qui pourra être utile pour les mathématiciens qui désirent résoudre d'autres problèmes.

« Les liens que nous explorons entre les groupes de Coxeter et la théorie des systèmes dynamiques permettent quand même de créer de belles images qui sont disponibles sur mon site Internet », indique Jean-Philippe Labbé, sur une note plus légère.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer