Magog a fait des recherches sur Gingras

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Pour des raisons qui demeurent obscures, la Ville de Magog a payé une firme d'avocats oeuvrant dans le secteur privé afin d'effectuer des vérifications concernant les activités du conseiller municipal Jean-Guy Gingras.

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(MAGOG) Pour des raisons qui demeurent obscures, la Ville de Magog a payé une firme d'avocats oeuvrant dans le secteur privé afin d'effectuer des vérifications concernant les activités du conseiller municipal Jean-Guy Gingras.

Grâce à la loi d'accès à l'information, La Tribune a obtenu copie d'une facture présentée par le cabinet d'avocat Delorme Lebel Bureau Savoie pour le travail de recherche réalisé à la demande de la municipalité sur M. Gingras en 2015. Une somme de 3650 $ a été exigée pour le travail accompli.

Il a été impossible d'avoir des détails au sujet du travail effectué par Delorme Lebel Bureau Savoie. Les factures qui ont été transmises à La Tribune ne comportaient en effet que peu très peu d'informations. Elles étaient adressées au directeur des ressources humaines de la Ville, Jean-Nicolas Bergeron.

Cette affaire de vérification aurait néanmoins un lien avec la poursuite de 50 000 $ intentée par Jean-Guy Gingras contre la Ville de Magog pour des propos jugés « diffamatoires ».

Selon la requête déposée par M. Gingras, le directeur général de la Ville, Armand Comeau, aurait soutenu devant des témoins que le conseiller municipal faisait l'objet d'une enquête de l'Unité permanente anticorruption.

Dans la requête soumise au tribunal, on mentionne également que l'avocat Paul Bureau, du cabinet Delorme Lebel Bureau Savoie, a participé à la réunion lors de laquelle M. Comeau aurait tenu des « propos diffamatoires » au sujet du conseiller municipal. Jean-Nicolas Bergeron était aussi présent à cette rencontre, tout comme la mairesse de Magog, Vicki May Hamm.

Puisqu'il est question de Mme Hamm, celle-ci a fourni peu d'explications quand La Tribune lui a demandé quelle était la nature des vérifications effectuées par Delorme Lebel Bureau Savoie.

« Ce dossier est judiciarisé compte tenu de la poursuite intentée par Jean-Guy Gingras, a fait valoir la mairesse de Magog. C'est donc impossible pour moi d'en parler, surtout que je suis un témoin dans cette affaire. »

Un autre cas

Il y a quelques années, un autre avocat travaillant dans le privé s'était penché sur le cas de la conseillère municipale Nathalie Bélanger, vraisemblablement à la demande de Martine Savard, greffière de la Ville à l'époque. La raison : Mme Bélanger est également directrice générale de la Maison de la famille Memphrémagog, un organisme supporté financièrement par la municipalité.

La Tribune a pu obtenir une copie d'une facture, datée du 25 mai 2012, attestant que la firme Monty Coulombe a exigé la somme de 3700 $ pour le travail réalisé.

Nathalie Bélanger est devenue directrice générale de la Maison de la famille de Memphrémagog en 2005 et siège au conseil municipal depuis 2009. Jamais la municipalité ne s'était inquiétée de son double rôle jusqu'en 2012.

Concernant le cas de Mme Bélanger, Vicki May Hamm est davantage loquace. Elle affirme que les vérifications faites au sujet de son double rôle, qui n'auraient conduit qu'à des ajustements mineurs, ont amené le conseil municipal à se pencher plus attentivement sur les questions d'éthique et de conflits d'intérêts.

« Il faut faire attention non seulement d'agir en fonction des règles existantes, mais on doit en plus se soucier des apparences, indique Mme Hamm. À l'époque, on s'était entendu au conseil pour en discuter entre nous si des situations potentiellement problématiques se produisaient. »

Mme Hamm ajoute qu'elle aurait préféré que la Ville ne s'adresse pas à une firme externe pour les vérifications au sujet de Nathalie Bélanger. « L'Union des municipalités du Québec est en mesure de nous aider dans de tels cas. On aurait économisé des milliers de dollars payés par les contribuables », déclare-t-elle.

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