Un pub librairie... à Gould!

Michel Vézina et Maxime Nadeau.... (La Tribune, Émilie Pinard)

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Michel Vézina et Maxime Nadeau.

La Tribune, Émilie Pinard

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Émilie Pinard
La Tribune

(CANTON DE LINGWICK) « On est des spécialistes de la littérature trippante! » lance Maxime Nadeau, copropriétaire, avec Michel Vézina, de l'entreprise Le Buvard/Le Salon. L'un libraire chevronné. L'autre auteur. Tous deux amateurs de bière et de bons livres. Une amitié qui a donné naissance à une entreprise un peu inusitée, voire avant-gardiste, dans le tout petit hameau de Gould : un pub librairie.

Le Buvard, c'est une librairie ambulante dans un camion flamboyant qui, l'été durant, sillonne les routes du Québec pour donner le goût au lecteur de se réapproprier la littérature d'ici et d'ailleurs. Le Salon, c'est leur point d'ancrage. « On avait besoin d'un pied à terre pour faciliter l'inventaire, l'idée du pub est venue comme ça », ajoute Maxime. « On veut jaser avec le monde, s'en rapprocher », dit Michel Vézina.

Deux concepts, une seule entreprise. Deux copropriétaires passionnés. L'objectif? Renouveler la relation entre le lecteur et le libraire, renouer ce lien de confiance qui s'est perdu avec les années. « C'est difficile de trouver un bon libraire, quelqu'un qui sait te conseiller et qui connait sa littérature. Aujourd'hui, dans les librairies, il y a trop de livres, et pas assez de bons livres », mentionne Michel Vézina. « On veut que la confiance s'installe tout de suite entre le lecteur et le libraire », précise Maxime.

« C'est quoi de la littérature trippante? C'est simple! C'est celle qui nous fait triper et qui fait triper le monde! Ce n'est pas nécessairement ce qu'on retrouve chez Wal Mart ou Jean Coutu », explique l'auteur. D'ailleurs, ils ont tout un mur dédié à la microédition. « Je prends le pari que tu ne retrouves pas ça ailleurs au Québec. Pas constitué tel que celui-là. Cette combinaison-là d'auteurs, tu ne verras pas ça nulle part ».

Un concept avant-gardiste, une clientèle particulière

New York n'a pas encore de pub librairie [des démarches d'explorations sont faites en ce sens par la firme Barnes & Noble]. Mais Gould a le sien. « Ça flatte l'égo de se dire qu'on est en avance sur New York! » lancent à la blague les deux amis.

Alors pourquoi Gould? N'est-ce pas limiter sa clientèle? Derrière le voeu pieux de défaire les préjugés culturels montréalocentristes, il y a aussi toute une philosophie d'entreprise : « Nous, on croit aux petits commerces. On ne veut pas nécessairement croître. On veut juste échanger avec du monde trippant. Les forces vives du développement local, c'est un beau mélange de locaux et de néo-ruraux. Notre clientèle est basée là-dessus », de préciser Michel. « On fait des soirées hockey et poésie. Les gens de la place ont tripé comme des malades. L'habitude est déjà créée », soulignent les copropriétaires.

Le Buvard reprendra la route au printemps. D'ici là, les deux épicuriens vous invitent les vendredis et samedis soirs à passer au Salon pour siroter une bière, jaser de hockey et rêvasser en poésie...

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