Pompiers de Magog : le salaire des capitaines aurait diminué

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La restructuration qui était planifiée dans la foulée de la démission du chef des pompiers de Magog, Luc Paré, aurait fait chuter le salaire de chacun des capitaines du service de protection incendie d'environ 20 000 $.

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(MAGOG) La restructuration qui était planifiée dans la foulée de la démission du chef des pompiers de Magog, Luc Paré, aurait fait chuter le salaire de chacun des capitaines du service de protection incendie d'environ 20 000 $.

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Luc Paré

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Selon les informations obtenues par La Tribune, il n'était pas question de préserver le salaire annuel des quatre capitaines actuellement en poste une fois la rétrogradation de Luc Paré effective.

Les quatre capitaines du service de protection incendie de la Ville de Magog gagneraient tous environ 100 000 $ par année. Mais l'intégration de M. Paré à la rotation aurait eu pour conséquence de diminuer leur tâche, provoquant ainsi la réduction de leur salaire annuel.

Sans surprise, l'orientation prise a créé sa part de mécontentement chez les cadres appelés à voir fondre leur salaire. Et ils ont fait connaître leur point de vue à l'employeur.

« Cette idée ne marche tout simplement pas parce que l'horaire existant est vraiment conçu pour quatre capitaines et non cinq. Le système en place correspond à ce qui se fait partout au Québec », note un membre du service incendie ayant requis l'anonymat.

Aux yeux de certaines personnes impliquées dans le dossier, la nomination d'un cinquième capitaine présentait toutefois des avantages pour ceux déjà en poste.

« Avec une personne de plus, ça pouvait permettre de leur donner du répit. On sentait que c'était probablement nécessaire d'avoir une ressource additionnelle », révèle une source.

Mais un intervenant au fait du dossier rétorque que la solution passe plutôt par la mise en place d'un système de remplacement des officiers mieux adapté à la réalité du service incendie de Magog.

«J'ai dit à M. Courchesne que ce serait le temps d'attendre le rapport.»


Notons que le salaire annuel des capitaines correspond à celui de plusieurs directeurs de service oeuvrant à la Ville de Magog. Pourtant, les capitaines se trouvent à un échelon inférieur.

Par ailleurs, la mairesse de Magog, Vicki May Hamm, affirme qu'elle aimerait que « les choses se calment un peu ». La suspension du directeur général de la Ville de Magog, Armand Comeau, et de Luc Paré a suscité de nombreuses réactions et elle craint que le débat dérape.

Mme Hamm espère à ce sujet que le président du Syndicat des pompiers et pompières de Magog, Pierre-Luc Courchesne, fera preuve de plus de retenue durant les prochains jours. Dans l'édition de mercredi de La Tribune, celui-ci critiquait les quatre conseillers municipaux qui ont voté contre la résolution adoptée pour suspendre MM Comeau et Paré.

« J'ai dit à M. Courchesne que ce serait le temps d'attendre le rapport et il m'a informée que c'était leur intention d'être plus discrets, mentionne la mairesse. Ça fait beaucoup de tort à l'organisation quand des commentaires semblables sont émis par des intervenants de la Ville. »

Jeudi dernier, un groupe de cadres avait quant à lui envoyé une lettre à des médias de la région pour demander au conseil municipal d'agir avec « tact » dans le dossier des deux suspensions. Ces cadres avaient aussi pris la défense des deux employés suspendus.

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