Une décision trop timide aux yeux des pompiers de Magog

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« Les membres de mon syndicat ne comprennent pas pourquoi quatre conseillers municipaux ont voté contre la résolution adoptée », révèle Pierre-Luc Courchesne, président du Syndicat des pompiers et pompières de Magog.

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(MAGOG) La décision timide des élus magogois concernant les suspensions imposées aux cadres Armand Comeau et Luc Paré a provoqué de la « grogne » chez les pompiers du service de protection incendie de la Ville de Magog.

« Les membres de mon syndicat ne comprennent pas pourquoi quatre conseillers municipaux ont voté contre la résolution adoptée, révèle le président du Syndicat des pompiers et pompières de Magog. On se demande quel message le conseil voulait envoyer. Il me semble qu'un vote unanime aurait été préférable. De toute façon, la vraie décision se prendra quand le rapport sera connu. »

Rappelons que Nathalie Pelletier, Jacques Laurendeau, Diane Pelletier et Yvon Lamontagne souhaitaient qu'on mette fin aux suspensions décrétées par la mairesse Vicki May Hamm le 11 janvier. Robert Ranger, Jean-Guy Gingras, Pierre Côté, Steve Robert et Nathalie Bélanger ont pour leur part entériné la décision de la mairesse, qui visait le directeur général de la Ville de Magog, Armand Comeau, et le directeur du service incendie, Luc Paré.

La résolution du conseil reliée à ce dossier prévoit que les deux fonctionnaires de la municipalité sont suspendus avec solde pour une durée indéterminée. Une fois le rapport de la firme indépendante déposé, les élus se pencheront sur son contenu et prendront une décision.

D'après Pierre-Luc Courchesne, les conseillers municipaux qui se sont opposés à l'adoption de la résolution « n'ont pas été objectifs ». Il affirme que ces élus se sont probablement laissés guider par leurs émotions au moment du vote. « Peut-être que MM. Comeau et Paré sont leurs amis », suggère-t-il.

M. Courchesne ajoute que le vote des quatre conseillers minoritaires n'est pas de nature à plaire aux personnes qui ont dénoncé les situations présumées problématiques. « Comment pensez-vous que ces gens se sentent avec un conseil aussi divisé? À qui pourra-t-on s'adresser en cas de problème à l'avenir? »

Le vote de non-confiance

Par ailleurs, le président du Syndicat des pompiers et pompières de Magog affirme qu'il faut éviter de faire un lien entre le dossier des deux suspensions et le vote de non-confiance pris par ses collègues pompiers plus tôt ce mois-ci.

« Le vote de non-confiance est quelque chose de parallèle, déclare Pierre-Luc Courchesne. Ce qui a vraiment fait sauter la marmite chez les pompiers, c'est quand on nous a dit qu'on voulait nommer Luc Paré capitaine aux opérations après sa démission du poste de directeur du service. »

Le président du syndicat réitère que les pompiers n'ont pas de grief à l'égard de Luc Paré l'homme. « Il y a d'un côté la personne et de l'autre sa fonction. Mes membres ont voté en fonction du second aspect », explique-t-il.

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