Magog: Comeau ressent un «sentiment d'injustice»

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S'il paraît confiant de pouvoir réintégrer son poste, Armand Comeau avoue avoir tenté de faire évoluer les pratiques existantes au sein de la municipalité et que cela a forcé des gens à s'adapter.

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(MAGOG) Suspendu avec solde par le conseil municipal, le directeur général de la Ville de Magog, Armand Comeau, admet ressentir un « sentiment d'injustice ».

La Tribune a réussi à joindre M. Comeau hier. Le directeur général de la Ville de Magog traverse de durs moments, mais semble confiant que le processus enclenché par la municipalité le blanchira.

« Ce n'est pas facile à vivre comme situation, confie-t-il. Par contre, je n'ai pas d'animosité ou de colère. J'évite de me laisser aller à ce genre de sentiments pour moi-même. Je pense que la vérité dans cette affaire va finir par sortir. »

Rappelons que le conseil municipal de Magog a imposé une suspension au plus haut fonctionnaire de la Ville ainsi qu'au directeur du service de protection contre les incendies, Luc Paré. Une enquête indépendante concernant des gestes qu'auraient posés les deux hommes est présentement en cours. On ignore sur quoi exactement porte cette enquête.

S'il paraît confiant de pouvoir réintégrer son poste, Armand Comeau avoue avoir tenté de faire évoluer les pratiques existantes au sein de la municipalité et que cela a forcé des gens à s'adapter.

« Le monde municipal est un univers conservateur, affirme-t-il. Et moi j'ai un style leader-mobilisateur. L'objectif recherché, c'est de donner un meilleur service à la population. »

Armand Comeau laisse entendre que l'administration de la Ville de Magog s'est transformée, ces dernières années, grâce au travail de plusieurs personnes. Il estime cependant avoir été « l'étincelle » qui a mené aux transformations observées.

En dépit de la situation vécue, M. Comeau croit qu'il sera possible de recréer une ambiance de travail agréable à l'hôtel de ville de Magog. « Tout est possible, si les gens ont de l'ouverture. Mais c'est certain qu'il y aura du travail à faire pour rassurer les gens. »

Et, pour être à la hauteur à son retour, le directeur général de la Ville s'efforce de prendre le maximum de repos possible ces jours-ci. « Je veux revenir et être reposé », mentionne-t-il.

« Ça va bien »

Par ailleurs, la présidente de la Commission des ressources humaines de la Ville de Magog, la conseillère municipale Nathalie Pelletier, indique avoir lu la lettre rédigée par un groupe de cadres de la municipalité concernant les suspensions imposées à Armand Comeau et Luc Paré.

Cette lettre a été envoyée au conseil municipal et à des médias de la région. Les cadres qui l'ont écrite estiment que M. Comeau a réalisé du bon travail depuis son arrivée en poste et émettent le souhait que les élus municipaux sauront résoudre la problématique rencontrée avec « tact ».

« Avec cette lettre, ces cadres nous disent que ça ne va pas si mal à la Ville dans le fond, affirme Mme Pelletier. Ça confirme ma perception à l'effet que bien des choses fonctionnent correctement à la Ville.

Mais la présidente de la Commission des ressources humaines ne se met pas la tête dans le sable. « Il y a des choses à clarifier et un dossier à adresser, reconnaît-elle. On doit régler la problématique le plus rapidement possible et mettre toute cette histoire derrière nous. »

Selon une source appartenant à l'administration municipale, un bon nombre de cadres craignent de ne plus avoir la confiance de la mairesse de Magog, Vicki May Hamm. « On n'en serait pas là si elle avait confiance en nous », lance cet employé.

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