Coaticook en mode séduction

Les députés Marie-Claude Bibeau et Guy Hardy ont... (Spectre Média, René Marquis)

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Les députés Marie-Claude Bibeau et Guy Hardy ont lancé une initiative visant à favoriser un rapprochement entre les chercheurs d'emplois immigrants et les employeurs de la MRC de Coaticook. Parties de Sherbrooke en autobus, une vingtaine de personnes ont eu droit à une visite de quatre entreprises - la Laiterie Coaticook, Cabico, Codet et les Tissus Sheard - et à une séance de courtes entrevues.

Spectre Média, René Marquis

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(SHERBROOKE) Une vingtaine de personnes immigrantes sont parties à la découverte de la MRC de Coaticook, vendredi matin, où elles ont visité des entreprises à la recherche de main-d'oeuvre dans le cadre d'une tournée de familiarisation. Une séance de rencontres express a aussi été organisée pour permettre aux candidats de se faire valoir auprès de quatre entreprises.

Les chercheurs d'emploi sont partis du centre-ville de Sherbrooke en autobus et ont eu droit à une visite d'une heure de la région, une visite des quatre entreprises, soit la Laiterie Coaticook, Cabico, Codet et les Tissus Sheard, et à une séance de courtes entrevues. Il s'agit d'une initiative conjointe de la députée de Compton-Stanstead Marie-Claude Bibeau et du député de Saint-François Guy Hardy.

« Durant toute la campagne électorale, j'ai rencontré beaucoup d'entrepreneurs de la région de Coaticook qui m'ont partagé qu'ils étaient en pénurie de main-d'oeuvre. Je fais partie du comité sur les réfugiés. On se dit que l'intégration se fait par l'emploi. J'ai voulu faire en sorte que les employeurs et les chercheurs d'emploi se rencontrent. J'espère que c'est la première d'une longue série », explique Mme Bibeau, qui est également ministre du Développement international et de la Francophonie.

« Ceux qui participent aujourd'hui ne sont pas ceux qui viennent d'arriver. Ce sont ceux qui sont arrivés depuis plusieurs mois et qui ont fait une démarche de francisation. Ils sont prêts à l'emploi. À quelques kilomètres, nous avons des employeurs qui ont des emplois à offrir. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour que ces gens soient heureux chez nous et qu'ils décident de rester. »

Pour le député Guy Hardy, il ne fait « aucun doute que ces personnes ont un rôle vital à jouer dans l'économie de la région et du Québec. Le Québec assume pleinement ses responsabilités dans l'accueil, la francisation et l'intégration, notamment en emploi des personnes immigrantes sur son territoire ».

Difficultés de recrutement

Jacques Madore, préfet de la MRC de Coaticook, relève les difficultés de recrutement dans la région. « La MRC démontre son dynamisme dans sa volonté de mettre sur pied ce projet novateur. Nos industries ont fait des investissements de 3 M$ en 2014 et 252 nouveaux emplois ont vu le jour à ce moment, soit une augmentation de 13 % par rapport à l'année précédente. Ce projet avec les communautés immigrantes vient lancer le plan d'attraction et de rétention de main-d'oeuvre que la MRC de Coaticook se promet de réaliser au cours des trois prochaines années. »

M. Madore a vanté les atouts de la région de Coaticook, qui peut compter sur une école primaire, une école secondaire, des plateaux sportifs, un hôpital et une clinique de santé. « Nous souhaitons semer quelques graines qui pousseront les immigrants à choisir notre région. Nous espérons que ça crée un engouement. »

La mairesse de Waterville, Nathalie Dupuis, était aussi présente à la conférence de presse vendredi matin. Elle accueillait l'initiative avec intérêt et considérait qu'il s'agissait d'un apport positif pour la communauté.

Henry Mbatika, chargé de projet à la Fédération des communautés culturelles de l'Estrie, accompagnait des participants bhoutanais. « Nous espérons que ce projet pourra aboutir et que tout le monde trouvera son compte. Ils cherchent et ne trouvent pas, alors Coaticook sera une belle occasion de trouver du travail. Le plus gros obstacle est la langue. Maintenant qu'ils ont appris le français, ils pourront communiquer et arriveront à se vendre. Pour les autres, c'est la reconnaissance des acquis qui pose un problème, mais nous pensons que l'initiative d'aujourd'hui ouvrira des portes. »

Hmruddin Shawaliyan, à Sherbrooke depuis six mois, faisait partie des chercheurs d'emplois. « C'est une très bonne occasion pour nous pour trouver un emploi. Je serais heureux de pouvoir travailler à Coaticook. J'ai cherché un emploi déjà, mais je n'ai rien trouvé pour le moment », expliquait l'homme originaire de l'Afghanistan.

Une stratégie de rétention de la main-d'oeuvre

La MRC de Coaticook s'apprête à investir 700 000 $ dans un plan d'action visant à accroître l'attraction et la rétention de nouveaux employés, mais qui plus est de nouveaux résidents.

« Sous-jacent à la rétention de main-d'oeuvre, il y a cet enjeu primordial de faire de la région une région attractive afin que nous soyons en mesure d'inciter les citoyens à venir y résider, à être moins mobile sur leur emploi, explique Dominick Faucher, directeur général de la MRC de Coaticook. Notre réalité c'est que nous importons quotidiennement beaucoup de main-d'oeuvre, notamment de Sherbrooke et Magog. »

La démarche qui s'étalera sur trois ans a été rendue possible grâce, entre autres, à une aide financière de 300 000 $ de la Fondation Neil et Louise Tillotson. Elle est issue d'une étude déposée en 2014 sur la Planification du territoire en fonction du potentiel de développement économique, laquelle validait les potentiels de développement de la région tout en identifiant « que l'enjeu majeur du territoire en est un d'attractivité, pour y attirer de nouveaux résidents, des visiteurs, de nouvelles entreprises et ainsi accroître la richesse collective. »

Le plan d'action triennal de la MRC vise trois grands objectifs. « Il faut d'abord préparer le terrain en s'assurant d'adapter l'ensemble de nos programmes et bien informer les intervenants, précise M.Faucher. Pour être attractif, il faut aussi se doter d'une image distinctive et nous croyons qu'elle doit être agroalimentaire, c'est notre force, ce qui nous distingue. C'est pourquoi nous comptons profiter de l'immense démarche de concertation du Programme de développement de la zone agricole (PDZA) qui se déroulera au cours des 18 prochains mois afin de réaliser cet objectif. Le dernier volet du plan d'action vise la promotion, incluant la réalisation d'un plan de communication. La tournée industrielle de ce vendredi est d'ailleurs en lien avec cet objectif. » Avec Maryse Carbonneau

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