L'église Saint-Majorique sera détruite

Nécessitant des travaux de plus de 150 000$,... (Collaboration spéciale, Éric Beaupré)

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Nécessitant des travaux de plus de 150 000$, l'église Saint-Majorique sera détruite en cours d'année 2016.

Collaboration spéciale, Éric Beaupré

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Yanick Poisson
La Tribune

(SAINT-MAJORIQUE) Un peu moins d'un an après avoir dû fermer le bâtiment religieux puisqu'il était devenu dangereux pour le public, le conseil de la Fabrique Saint-François d'Assises a pris la difficile décision de démolir l'église Saint-Majorique.

« C'est une église de bois. Avec les années, elle a trouvé sa faiblesse et ne pouvait plus accueillir les paroissiens sans être rénovée, explique le prêtre Luc Lafond. Il en coûterait environ 150 000 $ pour la restaurer et nous n'avons pas cet argent ».

Pour l'instant, on n'a avancé aucune date en lien avec la démolition. On envisage la tenue d'une messe de désacralisation vers la fin du printemps. Cette dernière ne sera évidemment pas célébrée à l'intérieur de l'église vu l'état de la structure du bâtiment.

C'est la compagnie qui assure l'édifice qui a sonné l'alarme au printemps 2015. Elle a prié la fabrique de mener des travaux ou de fermer les portes de l'établissement. Malgré une pétition et les plaintes répétées de certains paroissiens, le conseil, puis l'évêque de Nicolet ont opté pour la démolition.

« C'est sûr que si quelqu'un arrivait demain matin avec 200 000 $ à investir dans l'église, il y aurait moyen de faire quelque chose, mais ce n'est pas le cas », regrette Luc Lafond.

Des citoyens mécontents

Si plusieurs commencent à se faire à l'idée et à accepter la disparition du monument, d'autres déplorent le manque de proactivité des gens de la paroisse. C'est le cas d'un commerçant de Saint-Majorique, qui a désiré préserver l'anonymat.

« Nous sommes déçus de voir cette belle église être sur ses derniers milles, nos parents et grands-parents y ont mis beaucoup. À l'époque, ils soutenaient l'église avec des dons de toutes sortes, l'argent de leurs maigres revenus agricoles, même un cochon, une chèvre servait de troc pour financer l'église. Nos parents seraient déçus de voir le sort réservé à leur église », regrette-t-il.

« Tout ne se passe pas que dans la bâtisse église »

Depuis la fermeture de leur lieu de culte, les paroissiens de Saint-Majorique se donnent rendez-vous à la salle communautaire tous les dimanches matin. Un groupe de bénévoles dévoués aménage la salle qui sert aussi au conseil municipal afin que tous puissent exercer leur foi. Une soixantaine de personnes participent à la cérémonie chaque semaine.

« Il n'est pas question de laisser tomber l'équipe pastorale. En fait, j'aime beaucoup aller célébrer à cet endroit. Il y a plus de proximité entre les gens que dans une église, c'est plus accueillant. De nos jours, tout ne se passe pas que dans la bâtisse église», résume le père Lafond.

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