Fermeture de la clinique médicale d'East Angus : « inacceptable »

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La porte-parole du Parti québécois en matière de santé, Diane Lamarre, invite le CIUSSS-Estrie à faire de la recherche de médecins pour la Clinique médicale d'East Angus une priorité.

Spectre Média, Julien Chamberland

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(East Angus) Se disant « énormément déçue » par la « situation inacceptable » à laquelle font face les citoyens d'East Angus et des environs, qui risquent de perdre leur clinique médicale cet été, Diane Lamarre invite le CIUSSS de l'Estrie-CHUS à faire de la recherche de médecins pour les remplacer une priorité.

« Il s'agit d'une situation urgente, indique la porte-parole du Parti québécois en matière de Santé. Avec quelque 20 000 dossiers sous leur responsabilité, les médecins qui partiront devraient déjà être en train de préparer leur transfert. Lorsque la clinique sera fermée, il sera trop tard. »

En raison du départ à la retraite des médecins Robert Branch et François Desroches, la clinique de santé d'East Angus fermera ses portes en juin. Le maire Robert Roy disait la semaine dernière avoir déposé le dossier à la Table médicale territoriale où siègent des représentants du CIUSSS de l'Estrie, du CSSS du HSF et des médecins de tous les milieux de pratique (GMF et Clinique médicale East Angus), mais il attend toujours une réponse.

Pour Mme Lamarre, la problématique d'East Angus, comme dans plusieurs autres petites municipalités, découle directement du projet de loi 10 du ministre de la Santé Gaétan Barrette, qui a notamment mené à la création des centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS).

« On a centralisé les décisions. On a éloigné les décisions de la population, des villes, des plus petites municipalités et des plus petites régions. Pour le grand CIUSSS Estrie-Chus, où se positionne la priorité de trouver des médecins pour East Angus par rapport aux achats de médicaments pour l'hôpital, à la réorganisation du CMDP (Conseil des médecins dentistes et pharmaciens), et à trouver des médecins pour les CHSLD. C'est dilué dans énormément d'autres enjeux et faire entendre sa voix est très compliqué dans ces circonstances. »

De l'argent gaspillé

Celle qui a fait la promotion de la loi 41, qui donne la possibilité aux pharmaciens de prescrire certains médicaments, lorsqu'elle était présidente de l'Ordre des pharmaciens du Québec entre 2009 et 2014 insiste pour dire que la solution, à East Angus comme ailleurs, passe « par le travail d'équipe ».

« Il faut créer un contexte favorable pour attirer de nouveaux médecins, mais avec 20 000 dossiers, il faut aussi les entourer et songer à d'autres options. Dans une région comme East Angus, il devrait y avoir deux ou trois cliniques avec des infirmières praticiennes spécialisées (super-infirmières), des inhalothérapeutes et autres spécialistes pour agir en première ligne. »

« Il y a une grande partie des consultations qui sont pour des otites, des infections urinaires, un zona, qui n'est pas une urgence, mais qui doit être traité rapidement, poursuit la députée de Taillon. Un Québécois sur quatre n'a pas de médecins de famille et 60 % des gens qui sont à l'urgence ne sont pas en situation d'urgence. Ce n'est donc pas d'agrandir les urgences qu'il faut. Il faut réorganiser nos soins pour que ceux qui nécessitent des soins mineurs soient vus plus vite par un professionnel compétent, plus proche de leur lieu de domicile et à moindre coût. On gaspille l'argent actuellement. On n'a pas besoin de plus d'argent dans le système de santé. Il faut juste le mettre au bon endroit et définir notre système de santé à partir des citoyens, et non à partir des médecins. »

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