L'ancien maire Gilbert dit non au projet sur la table

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Une manifestation a été organisée la fin de semaine dernière pour sauver la maison Tourigny.

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(SHERBROOKE) Le projet du promoteur Gilles Bélanger ne plaît pas à l'ancien maire de Magog Paul-René Gilbert. Il estime que la Ville de Magog devrait faire marche arrière et réviser le plan d'urbanisme s'appliquant dans le secteur de l'îlot Tourigny.

M. Gilbert affirme s'être efforcé le plus possible, depuis son retrait de la vie politique, « de ne pas commenter publiquement les décisions du conseil municipal de Magog ». Il croit toutefois avoir le « devoir moral » d'intervenir dans le dossier de l'îlot Tourigny.

« Ce que la Ville s'apprête à faire me paraît tellement peu respectueux des efforts passés pour aménager le grand secteur récréotouristique à l'entrée ouest de la ville que je ne peux me retenir de manifester mon désaccord », indique l'ex-maire dans une lettre acheminée à des médias locaux (voir en page 13).

Paul-René Gilbert soutient notamment que son prédécesseur à l'hôtel de ville, Antonio Lacasse, a été un « artisan infatigable de ce qu'est devenue l'entrée ouest de Magog ».

Durant les deux mandats de M. Gilbert à la mairie, la route 112 a été déplacée, de nouveaux aménagements sont apparus à la pointe Merry, des terrains ont été acquis dans le secteur ouest de Magog et un parc littoral récréotouristique a fait son apparition.

« Je ne peux pas imaginer comment, à long terme, les commerçants du centre-ville seront gagnants avec un tel projet et j'ignore pourquoi ces gens d'affaires ne font pas davantage confiance au projet amorcé en collaboration avec Rues principales, qui prévoit un investissement de huit millions $ au cours des prochaines années. »

« Plutôt que de se diviser, les Magogois doivent être appelés à se solidariser pour sauver la beauté du secteur ouest et redonner vie au quartier où trône avec fierté la nouvelle bibliothèque, mais où dorment encore les désolants vestiges d'anciennes installations textiles », conclut Paul-René Gilbert.

Deux soeurs opposées à la démolition

Deux descendantes d'Alfred Tourigny, Françoise et Marie Laforest, souhaitent ardemment que la Ville de Magog s'abstienne d'autoriser la démolition de la maison Tourigny-Laforest.

Les deux soeurs Laforest seraient les deux dernières descendantes d'Alfred Tourigny à avoir habité la maison Tourigny-Laforest, qui doit céder sa place à un immeuble à bureaux de quatre étages de facture relativement moderne.

Dans une lettre acheminée à la Ville de Magog, (publiée aujourd'hui en page 13) les deux femmes font valoir que la maison Tourigny-Laforest avait été incluse à un « circuit patrimonial » à la fin des années 1980.

« À cause de cette inclusion au circuit patrimonial, plusieurs contraintes et obligations s'appliquaient lors des rénovations, ce qui se traduisait par des travaux plus coûteux. Il est donc inadmissible que, à partir du moment où la Ville a acquis la propriété, les exigences n'aient plus été respectées », écrivent Françoise et Marie Laforest.

Ces dernières notent que l'îlot Tourigny « est un lieu de verdure avec au centre une maison de style Second empire construite en briques locales. Cela confère à cette résidence une valeur additionnelle puisqu'il n'en existe que six à Magog. »

« Les citoyens dont les parents et les grands-parents ont élevé une famille dans ces maisons patrimoniales ne veulent pas que ces résidences, bâties grâce à de durs sacrifices, disparaissent », soutiennent-elles également.

Malgré leurs critiques, elles ne s'opposent pas au développement du secteur des technologies de l'information et des communications à Magog. « Le projet du promoteur Gilles Bélanger est très intéressant, mais pourrait très bien être réalisé ailleurs qu'à l'îlot Tourigny. »

« Il est peut-être difficile de comprendre l'attachement des Magogois à leur ville, mais c'est justement ce qui crée son ambiance chaleureuse et invitante. Nous vous demandons de respecter la mémoire de ceux qui ont construit la ville où vous avez voulu vous établir. »

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