La clinique de santé d'East Angus fermera en juin

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En raison du départ à la retraite de deux médecins, la clinique de santé d'East Angus fermera ses portes en juin prochain.

La Tribune, Émilie Pinard

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Émilie Pinard
La Tribune

(East Angus) Des rumeurs circulaient depuis un moment sur le territoire du Haut-Saint-François, mais c'est maintenant officiel : en raison du départ à la retraite des docteurs Robert Branch et François Desroches, la clinique de santé d'East Angus fermera ses portes en juin 2016.

Il ne restera que le Dr Mario Soulard, dont le nouveau lieu de pratique est encore inconnu à ce jour.

Pour Robert Roy, maire d'East Angus, la situation est inquiétante pour la population. « Je reçois minimum entre 10 et 15 appels par semaine de gens qui veulent avoir de l'information. On me demande qui est-ce qui va les remplacer ». Selon M. Roy, c'est plus de 20 000 dossiers de patients du HSF et d'ailleurs en région qui seront mis sur la glace.

« On travaille fort pour essayer de trouver des solutions, mais notre pouvoir est limité », mentionne M. Roy qui ajoute qu'il a tiré toutes les ficelles politiques et fait tout ce qui est en son pouvoir pour minimiser les impacts de cette situation sur la population d'East Angus. « J'en ai même parlé au ministre Barrette. Il m'a dit de le tenir au courant. C'est ce que je fais, mais le processus administratif est extrêmement lourd », précise le magistrat.

Il a déposé le dossier à la Table médicale territoriale où siègent des représentants du CIUSSS de l'Estrie, du CSSS du HSF et des médecins de tous les milieux de pratique (GMF et Clinique médicale East Angus), mais c'est toujours en attente. La possibilité de jumeler certains dossiers de patients au GMF (Groupe de médecine familial) de Cookshire est également envisagée.

« Il n'y a rien de facile. Il ne peut y avoir qu'un seul GMF par territoire. Ça complique les choses un peu », précise M. Roy.

Selon lui, le principal problème est lié au recrutement des médecins. « Si un groupe de 4 ou 5 médecins veulent venir pratiquer ici, tu vas voir, je vais opérer! Qu'ils viennent me voir, je leur trouve un local en une heure. Mais ils ne veulent pas venir ici », lance le maire, lui-même n'ayant pas accès à un médecin et doit donc aller consulter en privé à l'extérieur du HSF. Il ajoute que ce sont les personnes âgées qui sont les plus vulnérables et qui paieront les frais du manque de service.

« C'est un gros stress pour eux. Quand tu habites en campagne et que tu dois faire beaucoup d'auto pour te faire soigner, c'est stressant », conclut-il en espérant que les politiques du projet de loi 20 du ministre Barrette auront un impact positif sur sa population et que le nombre de personnes ayant accès à un médecin augmentera sur son territoire.

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