Sauvons l'îlot Tourigny prend de l'ampleur

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Une soixantaine de personnes ont participé à une manifestation pour empêcher la démolition de la maison Tourigny, coin Saint-Patrice et principale et Magog.

Spectre Média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Une soixantaine de personnes ont pris la rue samedi après-midi pour s'opposer vivement à la démolition de la maison Tourigny, située à l'angle des rues Principale et Saint-Patrice, à Magog.

Scandant tour à tour les slogans « On veut un parc! », « Restaurez la maison! » et « Respect des ancêtres! », les manifestants ont ensuite parcouru le quadrilatère entourant l'édifice patrimonial pour sensibiliser les Magogois à l'importance de préserver la résidence bâtie en 1884.

Rappelons que la démolition de la résidence patrimoniale permettrait au promoteur Gilles Bélanger et ses partenaires de construire un immeuble à bureaux de quatre étages sur l'îlot Tourigny. L'édifice accueillerait principalement des entreprises du secteur des technologies de l'information et des communications (TIC), un projet auquel ne s'oppose pas foncièrement le collectif, « mais pas à cet endroit ».

« On ne s'est jamais prononcé contre les TIC et on est pour le développement économique. On dit simplement que ce projet-là de la Ville est improvisé. On pourrait s'en aller vers la réalisation des objectifs de la Ville aux niveaux urbanistiques et économiques sans mettre en péril ce qui fait la renommée de Magog sur le plan touristique, et les investissements qui ont été fait au fil des ans par les gouvernements provincial et fédéral en ce sens pour faire de Magog une destination touristique internationale », indique l'un des membres de Sauvons l'îlot Tourigny, Daniel Faucher.

« On est en train de mettre en collision deux visions qui ne sont pas convergentes. Au lieu que la mairie nous demande où nous étions dans le passé, on peut plutôt en discuter maintenant pour ne rien regretter par la suite », fait-il valoir.

Le collectif entend convaincre le conseil municipal de Magog de faire marche arrière lors de la séance publique du 18 janvier.

« On va être là le 18 janvier pour leur faire part de l'objection des gens et pour leur faire une proposition que le conseil ne pourra pas refuser, » soutient Louise Gagné, tout en indiquant que le collectif travaillait toujours à peaufiner cette dernière.

« Ce qu'il faut, en tant que citoyen, c'est qu'on empêche la Ville de vendre le terrain, qu'on conserve la maison et qu'on la rende accessible à tout le monde. Si le terrain est vendu, on ne pourra plus empêcher ce qui y sera fait », a-t-elle néanmoins ajouté.

Parmi les manifestants, la comédienne Sonia Vachon, originaire de Magog, a fait la route depuis Notre-Dame-de-l'Île-Perrot pour se joindre au mouvement.

« J'ai appris le projet hier (vendredi) et c'était certain que je venais aujourd'hui (samedi). Je trouve ça trop important. C'est l'entrée de la ville, l'âme de Magog et je ne peux pas croire qu'on s'apprête à la défigurer. On ne peut pas laisser faire ça. Il y a plein d'endroits à Magog où un projet comme ça peut se faire. Une maison patrimoniale c'est unique, et quand on détruit, après, on n'a plus rien. C'est notre histoire », a-t-elle déploré.

« C'est la première manifestation à laquelle je participe et je suis déçue, parce que j'étais convaincue que la mairesse était pour être là, qu'elle serait venue nous voir. Ça, ça me fait de quoi. »

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