Situation de crise chez les pompiers de Magog

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(Magog) La Ville de Magog traverse une période de crise : après le dépôt par un conseiller municipal d'une requête concernant des propos diffamatoires qui auraient été tenus par le grand patron de la municipalité, le syndicat des pompiers réclame maintenant le départ du directeur du service de lutte contre les incendies.

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Luc Paré

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Réunis en assemblée générale mercredi soir, les membres de la section locale de Magog du Syndicat des pompiers et des pompières du Québec ont voté en faveur du départ du directeur du service, Luc Paré. Seulement un des 44 pompiers qui se sont exprimés s'est prononcé contre son départ.

Récemment, on avait appris que M. Paré quitterait son poste de directeur du service incendie, mais il devait être nommé capitaine à brève échéance. Il semble maintenant que les pompiers s'opposent à sa nomination à titre de capitaine.

Selon les informations obtenues, les syndiqués craignent que de nouvelles tensions apparaissent si le directeur, dont le travail serait critiqué par plusieurs, devient capitaine au sein du service de protection incendie.

Il appartiendra au conseil municipal de Magog de statuer dans ce dossier. Les pompiers n'ont pas le pouvoir de montrer eux-mêmes la porte à leur patron.

Mairesse de Magog, Vicki May Hamm n'a pas caché être préoccupée par la situation. « Le vote des pompiers démontre qu'il y a un problème important à adresser, a-t-elle affirmé. Si on en est rendu là, c'est probablement parce que d'autres tentatives de régler la situation ont eu lieu, mais qu'elles n'ont pas porté ses fruits. »

Mme Hamm a aussi reconnu que la Ville traverse « une petite crise » à l'heure actuelle. Elle précise cependant avoir déjà vu de pires situations se produire depuis son arrivée en politique municipale.

Président de la Commission de la sécurité publique de la Ville de Magog, le conseiller municipal Yvon Lamontagne n'avait pour sa part pas encore été informé du résultat du vote pris mercredi par les pompiers quand La Tribune lui a téléphoné en après-midi jeudi. Il s'est déclaré fort surpris par la tournure des événements.

« Je suis un peu renversé par la situation, a admis M. Lamontagne. Il faudra étudier la situation au fur et à mesure que le dossier évoluera. On devra regarder ça attentivement. »

Le président de la Commission de la sécurité publique a également souligné avoir régulièrement discuté avec Luc Paré ces dernières années. « Je ne me suis aperçu de rien de particulier en le côtoyant », dit-il.

La Tribune a tenté de contacter M. Paré par téléphone jeudi. Celui-ci n'a toutefois pas donné signe de vie dans les heures qui ont suivi l'appel du quotidien.

En ce qui concerne les propos jugés diffamatoires qui auraient été prononcés par le directeur général de la Ville, Armand Comeau, ils viseraient le conseiller municipal Jean-Guy Gingras. Ce dernier réclame la somme de 50 000 $ à la municipalité. Le dg aurait allégué que l'échevin faisait l'objet d'une enquête de l'Unité permanente anticorruption.

Ces dernières semaines, on apprenait par surcroît qu'une enquête concernant des allégations de harcèlement et d'intimidation a été confiée par la Ville à une firme externe. Des cadres de la municipalité seraient à nouveau ciblés dans cet autre dossier.

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