La grippe tarde à s'installer

Les débuts d'hiver se suivent, mais ne se ressemblent pas en Estrie en ce qui... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

Agrandir

Archives La Tribune, Maxime Picard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Les débuts d'hiver se suivent, mais ne se ressemblent pas en Estrie en ce qui concerne la saison de la grippe. L'an dernier à pareille date, la région vivait une crise importante.

En ce début de janvier 2016, l'indice grippal est à son plus bas. On ne recense aucun cas de grippe, selon le dernier bulletin du Centre d'expertise et de référence en santé publique du Québec.

On note quelques cas ailleurs au Québec, comme dans les régions de Montréal et de Québec. Rien chez nous.

Si on se reporte en janvier 2015, la situation était tout autre. La saison de la grippe a été virulente et la direction du CHUS avait pris des mesures pour en freiner la propagation chez ses patients. On avait entre autres restreint le nombre de visiteurs à un par patient à partir de la fin décembre.

La souche A (H3N2) de l'influenza, qui circule à ce moment, était particulièrement précoce. Il s'agit d'une souche qui entraîne généralement plus de complications, faisait-on remarquer.

C'est le cas de le dire, on voulait prévenir avant de guérir.

Dans les derniers jours de décembre 2014, les salles d'urgence du CHUS étaient à 100 % de capacité à Fleurimont alors que 75 % des civières disponibles étaient occupées à l'Hôtel-Dieu.

Dans les premiers jours de janvier 2015, on vivait « une situation exceptionnelle » à l'urgence du CSSS de Memphrémagog, alors que 20 patients étaient couchés sur civières dans une urgence qui ne compte que sept lits, soit trois fois la capacité d'accueil.

«Il fait continuer nos mesures de précaution comme le lavage des mains.»


Mélissa Généreux... (Archives La Tribune) - image 3.0

Agrandir

Mélissa Généreux

Archives La Tribune

On se souvient que le vaccin contre l'influenza avait été peu efficace l'an dernier. Il est difficile de prévoir l'évolution du virus cette année, mentionne Dre Mélissa Généreux, directrice de la Santé publique en Estrie.

«Ça commence plus tard cette année, dit-elle. Au cours des dernières années, la grippe s'était installée avant Noël.»

«Mais en 2008-2009, la grippe avait débuté après les Fêtes avec un pic en mars. C'est peut-être ce qui va arriver cet hiver. » 

Malgré l'inefficacité démontrée du vaccin contre la grippe saisonnière l'an dernier, le nombre de personnes voulant se faire vacciner cet automne a été important. L'objectif a été fixé à 16 000 vaccins par rapport à près de 14 000 en 2014.

On verra à la fin de la saison si le vaccin de cette année a pu agir efficacement, ajoute Mme Généreux.

L'arrivée tardive de la grippe ne doit pas inviter les gens à baisser la garde contre l'influenza, ajoute-t-elle. «Il fait continuer nos mesures de précaution comme le lavage des mains», souligne la spécialiste.

Du côté des urgences, c'est relativement calme aussi. On signalait lundi après-midi quelques débordements du côté du CHUS, autant à Fleurimont qu'à l'Hôtel-Dieu, et ailleurs dans le réseau estrien, mais la situation évolue d'heure en heure.

Partager

À lire aussi

  • La grippe saisonnière se fait attendre

    Santé

    La grippe saisonnière se fait attendre

    Selon le plus récent bulletin Flash grippe du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, moins de 100 cas de grippe étaient... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer