Magog : le conseiller Gingras dépose une requête

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La requête reprend essentiellement les éléments qui étaient contenus dans la mise en demeure acheminée à la Ville de Magog par M. Gingras la semaine dernière.

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(MAGOG) La menace du conseiller municipal Jean-Guy Gingras a été mise à exécution : par l'entremise de son avocat, il a déposé une requête en Cour du Québec afin d'obtenir un dédommagement monétaire de la part de la Ville de Magog pour des propos jugés « diffamatoires » tenus par le directeur général de la municipalité, Armand Comeau.

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Le conseiller municipal de Magog Jean-Guy Gingras a déposé une requête en Cour du Québec afin d'obtenir un dédommagement monétaire de la part de la Ville de Magog pour des propos jugés « diffamatoires ». 

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La requête reprend essentiellement les éléments qui étaient contenus dans la mise en demeure acheminée à la Ville de Magog par M. Gingras la semaine dernière. Les faits rapportés se seraient produits en juin 2015.

Selon les informations dévoilées dans la requête, Armand Comeau aurait soutenu devant des témoins que le conseiller municipal faisait l'objet d'une enquête de l'Unité permanente anticorruption. Le directeur général de la municipalité aurait affirmé cela en présence de la mairesse de Magog, Vicki May Hamm, du directeur des ressources humaines de la Ville, Jean-Nicolas Bergeron, et de l'avocat Paul Bureau.

De plus, M. Comeau aurait suggéré que le demandeur recevait un salaire de la part de la Traversée internationale du lac Memphrémagog alors qu'il affirmait agir bénévolement pour cette organisation, dont il a été le grand patron à une époque. Le directeur général aurait laissé entendre que l'argent pourrait avoir été versé à Jean-Guy Gingras par l'entremise d'une compagnie appartenant à ce dernier.

« Évidemment, ces deux affirmations sont tout à fait fausses et ont été prononcées dans l'unique but de nuire à la réputation du demandeur. Le demandeur a subi un important préjudice moral par cette atteinte non fondée et malicieuse à sa réputation », soutient-on dans la requête.

M. Gingras réclame comme prévu un montant de 50 000 $ à la Ville. Il estime ce montant raisonnable compte tenu « de la gravité objective des propos, du contexte de leur diffusion et de sa notoriété ».

« Il se protège »

Mairesse de Magog, Vicki May Hamm fait peu de cas de la décision de Jean-Guy Gingras de s'adresser à la cour pour obtenir justice. « Il se protège en amenant le dossier au tribunal. On voit avec ça qu'il ne bluffe pas », affirme-t-elle.

Mme Hamm admet cependant qu'un « climat de travail tendu » risque de se développer en raison de la situation. « Mais je ne doute pas de la capacité de M. Gingras à faire abstraction de sa requête lorsqu'il s'agit de discuter avec les autres membres du conseil et le personnel », confie-t-elle.

Elle ajoute dans la foulée que les deux personnes directement impliquées dans le dossier doivent se retirer lorsque celui-ci est traité lors de rencontres à la Ville.

Greffière de la Ville, Sylviane Lavigne révèle pour sa part qu'une réclamation aux assurances a été effectuée en lien avec la requête. Ce sera donc potentiellement l'assureur de la municipalité et ses avocats qui piloteront le dossier.

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