Tours de télécommunication: Austin se dresse contre Vidéotron

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Le conseil municipal d'Austin a bien l'intention de tout faire pour empêcher Vidéotron de bâtir une tour de 80 m sur un terrain du chemin Shuttleworth. « Les citoyens sont environ à 99 % contre l'implantation d'une nouvelle tour dans le secteur.

Celles-ci sont interdites sur le territoire de la municipalité, et pour l'autoriser il faudrait modifier le règlement de zonage, ce que le conseil municipal n'a pas l'intention de faire », dit clairement la mairesse d'Austin, Lisette Maillé. Des préoccupations esthétiques entrent évidemment en considération, la région étant attachée à ses paysages. Mais il y a aussi le fait que cette tour vise à desservir l'itinérance, c'est-à-dire à fournir du réseau à ceux qui se promènent dans la région avec un appareil mobile, non pas aux citoyens résidant à Austin.

« On ne veut pas greffer sur notre territoire une tour qui ne servira pas aux citoyens d'Austin. » Vidéotron a approché la municipalité au printemps dernier avec ce projet. Les élus ont alors suggéré à l'entreprise de surhausser une tour qu'elle a déjà à proximité de l'autoroute 10, ou encore de prendre entente avec Bell qui a une tour sur le chemin North à Austin, puisque les compagnies ont obligation de colocation entre fournisseurs. Ces options ne satisfaisaient toutefois pas la compagnie. Celle-ci a décidé de poursuivre ses démarches malgré l'opposition des citoyens.

« Ils ont maintenant trouvé un propriétaire qui est prêt à leur louer du terrain pour la tour », explique Mme Maillé. Comme l'exige la loi, Vidéotron a dû faire une consultation publique, en contactant les gens qui se trouvent à l'intérieur d'un périmètre qui fait trois fois la hauteur de la tour. Ceux-ci ont été contactés le 9 décembre et ont 30 jours pour faire valoir leurs opinions et arguments. Cependant, après cette consultation, la municipalité peut en demander une seconde, plus large. « C'est ce qu'on va faire, et après on va recevoir un projet final qu'on peut accepter ou non. On ne l'acceptera pas, on ne modifiera pas notre zonage », réitère Mme Maillé.

Vidéotron pourra ensuite se tourner vers Industrie Canada, qui pourrait renverser la décision de la municipalité. « Mais Industrie Canada a utilisé ce rôle peu de fois dans son histoire. Il y a actuellement une décision en Cour d'appel avec la ville de Châteauguay, qui a refusé que Rogers installe une tour dans un secteur résidentiel, pour plutôt l'installer dans un secteur industriel. Châteauguay a gagné en première instance, là, on verra avec l'appel », donne-t-elle en exemple. « Il commence à y avoir une espèce de jurisprudence qui démontre une volonté d'accéder aux décisions des municipalités. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer