Le faucon Mirage retrouve sa liberté

Pablo Desfossés, du GARAF, Martin Dussault, de Waste... (Photo fournie)

Agrandir

Pablo Desfossés, du GARAF, Martin Dussault, de Waste Management, Jessica Aymen, étudiante en médecine vétérinaire, le Dr Guy Fitzgerald, vétérinaire, à l'UQROP, ainsi que Marie-Ève Castonguay, fauconnière, de la firme GPF Gestion de la Faune ont participé à la réhabilitation de Mirage.

Photo fournie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Après avoir multiplié les efforts concertés pour réhabiliter Mirage, ce jeune faucon pèlerin orphelin retrouvé au pied d'un nid il y a plusieurs mois déjà, les spécialistes de l'Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie (UQROP) ont été en mesure de le remettre en liberté au cours des derniers jours.

Le jeune faucon pèlerin a eu droit à une très grande attention de la part du vétérinaire Guy Fitzgerald. Ce dernier l'a soigné et l'a suivi attentivement tout au long de son apprentissage de la chasse en vol.

« Ce jeune faucon pèlerin nécessitait une approche très particulière; on devait lui apprendre à chasser. Nous avons été patients et méthodiques afin de lui donner toutes les chances de se réhabiliter. C'est vraiment formidable ce qui a été réalisé par les partenaires qui ont uni leurs efforts pour sauver ce faucon et démontrer leur foi en la préservation des espèces vulnérables », a commenté le Dr Fitzgerald, en laissant Mirage prendre son envol, non sans émotion.

Une part importante de la réhabilitation a été confiée au fauconnier Marc-André Fortin, qui a entraîné Mirage sur la propriété de Waste Management, à Drummondville, où il oeuvre chaque jour. Au cours des dernières semaines, Mirage a complété son entraînement dans les volières de l'UQROP, à Chouette à voir. Les conditions météorologiques favorables, ont permis de retourner Mirage dans la nature.

« Comme biologiste, sensible aux espèces vulnérables, ce fut une expérience passionnante de faire progresser Mirage vers son autonomie. C'est très valorisant de le voir aujourd'hui retourner dans la nature et de savoir qu'il pourra contribuer à la reproduction de son espèce », a mentionné Marc-André Fortin, président de l'entreprise GPF Gestion de la faune.

Le Groupe d'aide à la recherche en aménagement faunique (GARAF) a aussi participé à ce projet. Les élèves de l'école Jean-Raimbault, de Drummondville, ont confectionné deux nichoirs pour faciliter la transition de Mirage, de la captivité vers la liberté. Ces nichoirs pourront maintenant être utilisés par d'autres faucons séjournant dans la région.

« Pour nous, ce fut une façon de rapprocher les élèves de Mirage et de les conscientiser à la fragilité de cette espèce, puis de les engager dans une autre action concrète sur la protection de la biodiversité. C'est une excellente nouvelle qui motive les élèves à poursuivre leur engagement », a pour sa part indiqué Pablo Desfossés du GARAF.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer