Pont de la Solidarité : poursuite possible contre le constructeur

Inauguré en octobre 2014 en présence de l'ex-mairesse... (Archives La Tribune)

Agrandir

Inauguré en octobre 2014 en présence de l'ex-mairesse Colette Roy Laroche, le pont de la Solidarité, qui relie les quartiers Saint-Agnès et Fatima, présenterait un vice de fabrication au niveau du béton, qui serait porté à se fissurer.

Archives La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Ronald Martel</p>
Ronald Martel
La Tribune

(Lac-Mégantic) À peine plus d'un an après son inauguration, le pont de la Solidarité de Lac-Mégantic présenterait déjà un problème : le béton contiendrait des bulles d'air et serait porté à se fissurer.

À son assemblée de lundi soir dernier, le conseil municipal a décidé de retirer de son ordre du jour l'item 4.3 concernant un mandat prévu à la firme Lapointe Rosenstein Marchand Melançon, de Montréal, à propos d'une poursuite judiciaire possible à l'égard du constructeur du pont de la Solidarité qui, semble-t-il, aurait un vice de fabrication. Une mise en demeure aurait déjà été envoyée à ce constructeur, le Groupe Hexagone, mais le conseil municipal souhaiterait faire marche arrière pour confier le mandat à des avocats de Lac-Mégantic, si d'aucuns peuvent être à l'aise avec la cause.

«Nous avons cinq ou six avocats à Lac-Mégantic qui pourraient probablement s'occuper de ce dossier. Nous allons les rencontrer à brève échéance. Il semble s'agir d'une erreur quant à la qualité du béton. Nous avons décidé de ne pas donner le mandat tout de suite. Les procédures s'adresseront peut-être à un sous-traitant du Groupe Hexagone. Des échantillons ont déjà été pris au niveau du pont par un expert qui va nous transmettre ses recommandations», a confié en entrevue le maire de Lac-Mégantic, Jean-Guy Cloutier.

Le pont de la Solidarité a été construit en vitesse après la tragédie de Lac-Mégantic afin de relier les quartiers Saint-Agnès et Fatima. Construite sur la rivière Chaudière au coût de 4,1 millions $ et inaugurée en octobre 2014, la structure a pris la relève du pont Agnès qui se trouvait toujours dans le centre-ville confiné de Lac-Mégantic depuis la tragédie ferroviaire.

Seulement sept mois ont été nécessaires pour sa construction.

Caractérisation des terrains de Billots Sélect

Par ailleurs, jeudi, des employés de la Ville de Lac-Mégantic ont procédé à des travaux de préparation pour la caractérisation des sols sur les terrains de l'usine Billots Sélect, à proximité de la rivière Chaudière et du nouveau supermarché Métro Plus, dans le quartier Fatima. Cette démarche avait pour objectif d'évaluer le niveau de contamination des sols, en préparation des travaux à effectuer en 2016. On prévoit ainsi d'autres travaux de forage, pendant l'hiver, pour compléter cette caractérisation du terrain, laquelle n'avait pu être effectuée par la firme Golder, en 2013-2014, parce que l'usine de Billots Sélect était encore en opération, même si elle était visée pour expropriation et relocalisation.

Golder avait été mandatée par la Ville afin de produire les études de Phase 1 et de Phase 2 requises par la Loi sur la qualité de l'environnement, lorsque des changements d'usages au zonage sont prévus. Golder doit préparer une offre de service pour compléter éventuellement ces études de caractérisation, à la demande de la Ville.

Un budget de 56 672$ a été octroyé au Service d'entretien des bâtiments et des infrastructures de la Ville, pour les travaux effectués, conditionnellement à la réception d'un avis d'admissibilité pour le projet. Le Programme d'aide du gouvernement du Québec pour la Ville de Lac-Mégantic financera cette dépense.

Le maire Cloutier n'a pu dire ce que les plans de la Ville prévoient sur le site de Billots Sélect, ni les nouveaux usages prévus. Rappelons que la Ville de Lac-Mégantic et Billots Sélect, qui sont opposés dans ce dossier, attendent le jugement du Tribunal administratif du Québec, où la cause s'est retrouvée après qu'ils n'aient pu s'entendre sur le dédommagement à appliquer pour cette expropriation-relocalisation.

72 000$ pour le toit du Pavillon Fernand-Grenier

Le conseil municipal de Lac-Mégantic a autorisé le paiement de la facture de Construction R. Bélanger inc. pour le remplacement de la toiture du Pavillon Fernand-Grenier, du Parc de l'OTJ, au montant de 71 922,61$. Ces travaux avaient été décrétés par le conseil municipal précédent.

Pourtant, ce bâtiment vieux d'une décennie seulement, construit en 2004, n'aurait pas dû ressentir déjà le poids des années, avec une toiture à refaire.

Rappelons que le projet de reconstruction du vétuste pavillon de l'OTJ avait fait l'objet, à l'époque, d'un référendum, avant sa reconstruction, et que le conseil municipal d'alors, qui proposait la construction d'un édifice de plus d'un million$, s'était fait rabrouer et avait dû revoir son projet à la baisse.

Des problèmes de ventilation à l'entretoit faisaient en sorte que les bardeaux d'asphalte cuisaient, sous l'effet de la grande chaleur estivale, qu'ils levaient et partaient aux vents forts, à proximité du lac. Le maire Jean-Guy Cloutier n'a pas voulu blâmer le conseil municipal précédent, qui a refusé d'entamer des procédures pour exiger réparation et a plutôt décidé de munir le pavillon d'une toiture en tôle, un meilleur choix, d'après lui, avec une meilleure ventilation de l'entretoit.

Étude de faisabilité de la voie de contournement

Par ailleurs, dans le cadre de l'étude de faisabilité de la voie ferrée de contournement du centre-ville de Lac-Mégantic, qui va coûter près d'un million de dollars, la firme AÉCOM, maître d'oeuvre de l'étude, a présenté jusqu'à maintenant deux factures s'élevant à environ 100 000$. Des citoyens ont posé la question au conseil, à savoir ce que la Ville recevait pour ces honoraires. AÉCOM devrait présenter un rapport intermédiaire en janvier 2016.

«Nous aurons assez d'informations alors pour amorcer nos démarches auprès des gouvernements afin d'obtenir un financement de leur part pour la voie de contournement. Nous aurons un plan d'action, car nous travaillons déjà avec le député de Mégantic, Luc Berthold», a conclu M. Cloutier, qui espère que l'échéancier de l'étude ne prendra pas les trois ans prévus, un délai qu'il trouve trop long.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer