Inspection des rails

Pas de poursuite contre Vandersleyen et Bellefleur

Il n'y aura pas de poursuite visant Robert... (Archives, La Tribune)

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Il n'y aura pas de poursuite visant Robert Bellefleur (notre photo) et Jacques Vandersleyen. L'Ordre des ingénieurs du Québec a retiré sa plainte pour une affaire d'inspection des rails.

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<p>Ronald Martel</p>
Ronald Martel
La Tribune

(LAC-MÉGANTIC) L'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) vient d'abandonner la plainte et les poursuites possibles contre Jacques Vandersleyen, ce travailleur du rail qui avait agi comme consultant et personne-ressource auprès des citoyens engagés pour la sécurité ferroviaire à Lac-Mégantic.

L'OIQ accusait Jacques Vandersleyen de pratique illégale de la profession d'ingénieur. Robert Bellefleur était également visé, ce citoyen qui, depuis le printemps, dénonce le piètre état des rails à proximité du centre-ville de Lac-Mégantic.

M. Vandersleyen n'avait fait que participer bénévolement à une visite d'observation de la voie ferrée, non loin du centre-ville de Lac-Mégantic.

« Il n'avait jamais prétendu être ingénieur ni effectuer un travail d'ingénieur. Il n'a jamais reçu de rétribution pour ses avis, non plus... Il avait émis des commentaires non favorables dans les médias à propos de la voie ferrée à l'entrée de Lac-Mégantic », a expliqué en entrevue Robert Bellefleur.

M. Bellefleur avait reçu la visite de l'enquêteur de l'organisme et attendait un dénouement dans cette saga qui vient de se terminer.

« J'ai appris que la plainte provenait d'un ingénieur oeuvrant dans la région de Lac-Mégantic. Je me questionne sur le motif qui serait suffisant ou valable pour que l'OIQ ouvre une enquête. Quel intérêt pouvait-on avoir de museler et d'intimider un groupe de citoyens bénévoles qui se préoccupent de sécurité à Lac-Mégantic? Est-ce un ingénieur d'AECOM? De la Central Maine and Quebec Railway (CMQR)? De la Ville de Lac-Mégantic? Quels étaient les motifs et intérêts de ces gens, au point de mettre dans l'embarras leur ordre professionnel? », s'interroge Robert Bellefleur.

« C'est ironique que tout cela tombe en même temps que le Rapport de la Commission Charbonneau qui interpelle l'Ordre des ingénieurs du Québec à propos de ses membres corrompus, où sont légion les apparences de pratiques illégales! L'OIQ a elle-même un travail important d'épuration à effectuer dans ses propres rangs! Cela dépasse l'entendement! Le Rapport Charbonneau questionne l'OIQ : Où étiez-vous alors que des firmes d'ingénieurs amassaient de l'argent pour les partis politiques? »

« Leur propre enquête nous exonère de tout blâme. Mais ils ont engagé des frais pour tout cela. Un enquêteur de Montréal s'est déplacé à Rimouski et ensuite à Lac-Mégantic. Quel était l'intérêt de l'ingénieur local dans tout ça? » demande Robert Bellefleur.

Ce dernier rappelle par ailleurs l'appui qu'il a apporté au groupe de citoyens « Non à une marée noire dans le Saint-Laurent », qui a déposé une pétition de 10 000 signatures, à l'Assemblée nationale du Québec, jeudi dernier, pour s'opposer aux projets de transport des hydrocarbures par train.

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